Dégâts dus au gel dans les vignes et les vergers: un groupe de travail s’active pour aider les producteurs

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La moitié des abricots sur le coteau sont détruits, plus de 1000 hectares de vignes sont fortement touchés: les dégâts causés par plusieurs nuits de gel sont lourds pour les agriculteurs valaisans. Un groupe de travail avec les représentants des branches professionnelles a été mis sur pied par l’État pour proposer des mesures d’aide. Le temps presse, souligne le conseiller d’Etat Christophe Darbellay. Débats à suivre la semaine prochaine avec la session au Grand Conseil.

On en parle avec Léonard Dorsaz, adjoint du chef du Service de l’agriculture.

Premier constat du groupe de travail: les dégâts sont importants mais les producteurs sont touchés différemment selon les régions et les exploitations. «Notre objectif est vraiment de ne pas agir avec l’arrosoir mais de manière peu bureaucratique et ciblée, particulièrement pour les exploitations qui sont en difficultés», indique le conseiller d’Etat Christophe Darbellay.

La Chambre valaisanne d’agriculture, l’Interprofession de la vigne et du vin et l’Interprofession des fruits et légumes participent aux discussions avec l’État. Plusieurs aides peuvent déjà être demandées par les agriculteurs, mais d’autres mesures pourraient être mises en place. On parle ici d’un fond de cautionnement de l’État pour les agriculteurs.

«Cette année, ils n’auront pas de revenus alors il faudra les compenser avec des prêts sans intérêts remboursables sur une dizaine d’années. Ils pourront avoir un revenu pour vivre et économiser à nouveau de l’argent», dit Willy Giroud, président de la Chambre valaisanne d’agriculture. Le cautionnement par l’État existe déjà pour l’économie valaisanne mais pas spécifiquement pour les agriculteurs.»

«On va étudier la mise en place d’un cautionnement pour ceux qui doivent passer ce cap parce que sinon les portes des instituts bancaires sont pratiquement fermées d’avance, indique Christophe Darbellay. Ils ont peu de réserves. Il faut aller vite. Quel agenda peut-on imaginer? S’il fallait mettre en œuvre la mesure de cautionnement, cela prendrait quelques mois mais je pense que c’est réaliste», poursuit Christophe Darbellay.

À noter que l’UDC va déposer une motion pour la création d’un fonds de soutien pour les agriculteurs et viticulteurs. Le PLR, lui, va demander de modifier la loi fiscale valaisanne pour permettre aux producteurs de faire des réserves en prévision de risques naturels.

Débats à suivre la semaine prochaine avec la session au Grand Conseil.


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