Dénoncé pour harcèlement à l’encontre de plusieurs femmes, le politicien valaisan Yannick Buttet est sur la sellette

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Une plainte déposée par l’ancienne maîtresse de Yannick Buttet, des politiciennes qui dénoncent les dérapages de l’élu valaisan sous la Coupole: les premières conséquences politiques n’ont pas tardé après les révélations du «Temps» sur des affaires de harcèlement dont est accusé le politicien valaisan.

À sa propre demande, Yannick Buttet est démis de sa fonction de vice-président du PDC suisse. Il reste, pour le moment, conseiller national. Doit-il remettre son mandat?

«Cela pose beaucoup de questions, reconnaît Serge Métrailler, président du PDC du Valais romand, il va falloir y apporter des réponses. D’un point de vue purement légal, c’est une décision qui appartient à Yannick Buttet».

Encore stupéfait de cette information, Serge Métrailler rappelle qu’il faut accomplir les étapes les unes après les autres, «là nous sommes encore dans les réactions à chaud».

Yannick Buttet survivra-t-il à la tempête? Rien n’est moins sûr. L’image du PDC valaisan est une nouvelle fois écornée, une année après l’affaire de Christophe Darbellay, père d’un enfant adultérin.

L’affaire est maintenant entre les mains du Ministère public qui se refuse à tout commentaire.

Depuis l’affaire Weinstein, les révélations se multiplient

Depuis l’éclatement de l’affaire Weinstein au Etats-Unis, les scandales et les révélations liées au harcèlement se multiplient dans le monde entier. La Suisse est, à son tour concernée.

«Depuis l’affaire Weintstein, il y a une prise de conscience, on est en train de vivre un tournant qui permet de prévenir ce type de situation et de voir comment on traite ces dossiers», constate Caroline Dayer, experte en prévention des violences et discriminations.

Depuis deux mois, la vague de révélations a déferlé dans la presse et sur les réseaux sociaux. Mais au niveau valaisan, l’Office cantonal de l’égalité n’a pas pour autant enregistré davantage de témoignages, pour l’instant.

À noter encore que le député socialiste Mathias Reynard a déposé deux initiatives au Conseil national. L’une pour un plan d’actions et la seconde pour alléger le fardeau de la preuve que doivent fournir les victimes.


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