Eau-de-vie: le digestif boit la tasse! En 20 ans, la consommation de spiritueux a chuté de 65%

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Abaissement du taux d’alcool au volant, concurrence étrangère et changements d’habitudes: le digestif en fin de repas n’a plus la cote. Depuis plusieurs décennies, les producteurs d’eaux-de-vie constatent une forte érosion de la consommation. En seulement 20 ans, la production suisse de boissons spiritueuses s’est effondrée. De 63’000 hectolitres en 1996, à seulement 22’000 en 2016. La chute est massive: -65%.

«Durant des années, explique Fabrice Haenni, directeur de Louis Morand & Cie SA, on se basait uniquement sur nos deux grands piliers que sont l’abricotine et la williamine. Aujourd’hui, on met beaucoup d’efforts sur le marché des sirops qui est en forte croissance. Et puis également sur les herbes aromatiques du Grand-Saint-Bernard avec des tisanes et des assaisonnements bios qui correspondent aujourd’hui à un besoin des consommateurs.»

Les distillateurs doivent donc se diversifier pour reconquérir le consommateur.

«Les clients habitués nous demandent toujours ce que nous avons fait de neuf, note Véronique Mermoud, directrice d’Abricool SA. Il faut sans cesse se remettre en question, sans cesse trouver des solutions pour se diversifier et acquérir une clientèle plutôt privée.»

Reportage commenté sur le plateau du Journal avec Julien Morand, membre de la direction de la distillerie Morand.