Enfouissement de la ligne THT: le Tribunal fédéral donne raison à Swissgrid. Les opposants n’abandonnent pas

powered by

Les opposants à la ligne à très haute tension entre Chamoson et Chippis (qui demandent son enfouissement) viennent de perdre une bataille au Tribunal fédéral. Une décision qui suscite de vives réactions. L’avocat des opposants Jacques Philippoz et la porte-parole du constructeur Swissgrid Marie-Claude Debons sont nos invités pour débattre sur ce dossier.

Un projet né dans les années quatre-vingt

Le projet apparaît dans les années quatre-vingt. Pour raccorder les barrages valaisans au réseau européen, Alpiq puis Swissgrid prévoient une ligne aérienne à très haute tension entre Chamoson et Chippis. Soit 77 pylônes pour 30 km de câbles. En contrepartie, les transporteurs s’engagent à démanteler 90 km de lignes existantes.
En Valais, la colère gronde. Plusieurs communes (dont Salins et Grône) montent aux barricades. Une pétition recueillent 18’000 signatures et plusieurs manifestations ont eu lieu.
Tous demandent la même chose: l’enfouissement de la ligne.
Sur le plan légal, Alpiq a déposé en 2002 une demande d’approbation des plans qui a été approuvée en 2010 par l’Office fédéral de l’énergie.
Un premier recours des opposants est partiellement admis par le Tribunal administratif fédéral en 2012. Mais il porte sur le nombre et la largeur des câbles, et pas sur la question de l’enfouissement.
Les opposants se tournent alors vers le Tribunal fédéral et invoquent la péremption: le projet ayant débuté en 1986, ils estiment que les études et la planification ne sont plus d’actualité puisque tant les techniques que les lois ont évolué depuis.
Par un arrêt du 1er septembre, la Haute Cour a définitivement débouté les recourants. Aucune disposition du droit fédéral ne prévoit de péremption de la procédure d’approbation.

Les travaux de construction débuteront en 2018.

La lutte ne s’arrête pas

Aujourd’hui, président de Grône Marcel Bayard est fâché et surpris par la décision de la justice. Pour lui, la lutte ne s’arrête pas là. «On va se battre pylône après pylône, et si je vois qu’un pylône n’est pas au bon endroit, la commune va se battre.» De son côté le conseiller d’Etat Roberto Schmidt, certains tronçons devraient pouvoir être enfouis, il va poursuivre les discussions avec Swissgrid.

Interview intégrale du président de Grône Marcel Bayard:

 

Interview intégrale du conseiller d’Etat Roberto Schmidt

 

 


Tags assigned to this article:
ENERGIE