Histoire: la plateforme Vallesiana réunit les documents concernant l’émigration des Valaisans

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On estime aujourd’hui à plus de 100’000 les descendants de Valaisans émigrés. C’est presque un tiers de la population actuelle du canton. La plateforme Vallesiana, dédiée au patrimoine valaisan, ouvre une section sur cette émigration en collaboration avec l’association Valaisans du Monde. Cette plateforme comprend un site internet où effectuer des recherches et un espace à la Médiathèque Valais avec une bibliothèque en libre accès et la possibilité pour les chercheurs de consulter des archives telle que cette carte de 1859. L’intention est de susciter des projets de recherche puis de permettre l’appropriation de cette histoire par un large public.

Cette carte date du milieu du XIXe siècle et raconte l’installation de migrants en Argentine. Il s’agit du plan de la colonie San Jose avec, dessinées, les différentes concessions allouées aux colons valaisans. Beaucoup de documents sont réunis au sein d’une entité regroupant les archives de l’État. La Plateforme Émigration Valais permet de mieux comprendre l’histoire du Valais. «On connaît un type d’émigration: l’émigration de peuplement entre le XIXe et le XXe siècle, explique Alain Dubois, archiviste cantonal. D’autres formes d’émigration ont existé à travers les âges: l’émigration militaire ou religieuse.»

Un site internet et un espace à la médiathèque Valais sont à disposition du public. Il peut y consulter des documents d’époques sur la thématique. L’association Valaisans du Monde a contribué à sa création. Eric Rudaz, président de l’association Valais du monde: «On a découvert des objets en rapport avec l’émigration. Ils étaient dispersés dans des institutions. Le but consistait à regrouper ces documents.»

L’intention est de susciter des projets de recherche puis de permettre l’appropriation de cette histoire par un large public. «L’intérêt serait que des étudiants s’intéressent à faire des travaux sur le sujet pour éditer un support pédagogique qui pourra être utilisé pour l’enseignement», poursuit Eric Rudaz.

Le service de la culture espère agrandir son fonds d’archives sur la thématique. «Tout le monde est invité à collaborer avec nous pour constituer cette mémoire de l’émigration valaisanne.»

Des journées d’études, des conférences et des expositions sont prévues aux Arsenaux sur l’émigration valaisanne.