Huit personnes en situation de handicap apprennent les métiers de la vigne. Premier millésime dans trois ans

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Planter une vigne, la voir grandir et s’en occuper jusqu’au jour où l’on peut récolter le fruit de son travail, c’est l’expérience que vont vivre plusieurs personnes en situation de handicap mental du côté de Saxon. Nous avons suivi leur premier jour d’apprentissage viticole. Durant dix ans, ils s’occuperont d’une parcelle de 9000 m2 dans le cadre d’une collaboration entre la FOVHAM, Provins et la société Entre-Cœur. Le premier millésime est prévu dans trois ans.

C’est le 30e atelier d’intégration par le travail que propose la FOVHAM. Première leçon: apprendre à planter les barbus, de jeunes plants de vignes.

«On fait des trous dans des plantoirs. On les arrose afin de couvrir les racines de terre», explique Dominique Bruchez, vigneron. Un travail réalisé par les membres de la fondation valaisanne en faveur des personnes handicapées mentales. «J’ai aussi arrosé le talus pour bien imbiber la terre», commente un participant. Que pensent-il de ce travail? «C’est bien. On le fait du début à la fin.» «On apprend de nouvelles choses.» «C’est tout nouveau pour moi, mais j’adore ça. Planter, c’est ma passion.»

Faire travailler des personnes en situation de handicap mental, c’est la marque de fabrique de la FOVHAM. «En étant dans des vraies situations avec des contrats longue durée, les gens peuvent acquérir les connaissances du métier», explique le directeur Jean-Marc Dupont. «Le but était de faire la vigne la plus idéale pour eux, poursuit Dominique Bruchez. On est parti sur des cépages faciles à cultiver: le Divico qui vient d’obtenir l’AOC et le Cabernet Jura développé dans les années 90. On fera un assemblage beau et concentré.»

Le premier millésime est prévu dans trois ans. L’atelier est garanti pour dix ans.