«Impression, soleil levant»: l’œuvre fondatrice de l’impressionnisme exposée à Martigny. Une première suisse

Depuis ce mercredi matin, la Fondation Gianadda propose au public de découvrir le célèbre tableau «Impression, soleil levant», une toile de Claude Monet datée de 1872 qui a marqué l’histoire de la peinture. Elle est en effet considérée comme l’œuvre fondatrice du mouvement impressionniste. Le déballage et l’installation de cette œuvre se sont faits devant les caméras. Une toile à voir jusqu’à la fin de l’exposition «Monet, Hodler et Munch», le 11 juin 2017.

Durant cinq semaines, la toile de Monet va attirer les passionnés d’art et les curieux à la Fondation Gianadda. Tableau à l’origine de l’impressionnisme, «Impression, soleil levant» est la propriété du Musée Marmottan de Paris. C’est la première fois qu’il est exposé en Suisse.

Léonard Gianadda, patron de la Fondation Gianadda:

«Satisfaction, fierté, émotion… C’est un grand moment, un moment inouï, inimaginable! C’est une réalité maintenant. C’est un grand souci aussi et une grande responsabilité.»

À tableau exceptionnel, voyage exceptionnel. Le chef-d’œuvre du peintre français a voyagé dans cette caisse superisotherme. Après un déballage tout en douceur, la toile est manipulée avec une extrême précaution. L’huile sur toile a bien voyagé.

«Il faut prendre les précautions nécessaires pour que les choses se passent dans les meilleures conditions pour que le tableau puisse rester stable, explique Christian Chatellier, restaurateur du patrimoine. Je regarde en lumière rasante l’aspect de surface de la matière picturale pour déceler le moindre petit défaut, la moindre petite écaille qui viendrait à se soulever.»

Cette œuvre de Monet, à la valeur inestimable, est souvent considérée comme la «Joconde de l’impressionnisme». Exposé pour la première fois en 1874 à Paris, ce tableau représente le port du Havre. D’un style tellement nouveau, la toile avait marqué les esprits et déclenché la colère des Parisiens.

Pour présenter cette toile au public à Martigny, la Fondation a dû prendre des mesures de sécurité spéciales, avec notamment un garde permanent. Pour des questions d’assurance. Mais cela n’empêchera pas Léonard Gianadda de dormir… «Je vais bien dormir parce que je suis tellement heureux!»