LE JOURNAL du 04.01.2018

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Intempéries: en Anniviers, Claude Peter et ses collègues veillent sur la sécurité de 2200 habitants

22’000 âmes en haute saison et une tempête avec ses multiples dangers: sur le terrain, les équipes sont en alerte. En Anniviers, Claude Peter s’active. Secours, police, pompiers, cellule danger naturel, le quadragénaire coordonne le tout. Du 100%, depuis huit mois.

 

Grimentz-Zinal: «Les gars font énormément de travail pour sécuriser le domaine skiable», dit explique Pascal Bourquin

«Que ce soit sur les installations ou pour la sécurité, les gars font énormément de travail pour sécuriser le domaine», explique Pascal Bourquin, directeur des Remontées mécaniques de Grimentz-Zinal. En cette période tempétueuse, il explique que le principal danger, c’est le vent qui peut faire dérailler l’installation. Et les avalanches aussi, bien sûr. Des dangers qui contraignent les responsables à fermer une partie du domaine skiable.

Pascal Bourquin évoque les conséquences financières lorsqu’il est nécessaire de fermer les installations.

 

Routes et pistes de ski fermées, hélicoptères cloués au sol, trafic ferroviaire perturbé: Eleanor sème le chaos

Les intempéries ont semé leur lot de complications ces dernières heures en Valais. Des vents tempétueux suivis d’un fort épisode de précipitations: un cocktail particulièrement préoccupant de l’avis de Frédéric Glassey, directeur de Meteonews. Plusieurs axes routiers ont été fermés à la circulation. Conséquences: de nombreux appels à la police cantonale pour connaître l’état des liaisons routières. 1200 appels ont été reçus contre 800 habituellement. Actuellement, le canton du Valais est toujours en alerte rouge quant aux dangers naturels. Près de 50 personnes de la Task force sont sur pied de guerre et surveillent les endroits potentiellement à risque. Si des dégâts matériels sont à déplorer un peu partout dans le canton, fort heureusement, aucun blessé n’a été signalé ce jeudi soir. Plusieurs quartiers ont été évacués à différents endroits du canton, notamment le plateau de l’A-Neuve à la Fouly où 98 personnes ont quitté les lieux ce jeudi matin. Dans le Haut-Valais, Loèche-les-bains est coupé du monde et ce jusqu’à demain 10 heures. Le trafic ferroviaire a également été impacté en montagne notamment sur la ligne du Matterhorn Gotthard Bahn, à St-Nicolas, une avalanche bloque le trajet du train. Les forts vents en altitude perturbent également le transport aérien. Peu de possibilités de minage, pas d’héliski, peu de transports à destination des stations. Pour l’entreprise Héli Alpes, c’est une situation de jamais vu. Toutes leurs machines sont clouées au sol. Sur le plan touristique, de nombreux domaines skiables ont dû renoncer à ouvrir ou alors partiellement leurs pistes. Avec une limite pluie-neige à 2200 mètres, beaucoup de touristes ont choisi la chaleur des bains thermaux. Carton plein pour les Bains de Saillon ces derniers jours.

 

Michael Moret dirige Anniviers Tourisme depuis un mois: «Ça se passe bien!»

«Ça se passe bien. J’arrive dans une vallée qui a des similitudes avec le val d’Hérens, où je me trouvais avant. J’ai eu la chance de faire quelques semaines avec l’ancien directeur. Je prends mes marques», dit Michael Moret qui dirige Anniviers Tourisme depuis un mois. «Chacune des stations a ses particularités. L’esprit anniviard est très fort. C’est agréable de pouvoir travailler dans ces conditions.»

 

En vacances en Anniviers, des hôtes perpétuent la tradition de la fabrication du pain de seigle. À l’ancienne

«Nous suivons la recette du seigle AOP, explique Julien Fauquex, animateur. Mais ici à Saint-Luc, les familles font leur pain selon l’autre recette avec des pommes de terre et de la farine de mais en plus du seigle.» En vacances en Anniviers, ces hôtes perpétuent la tradition ancestrale de la fabrication du pain de seigle, dans la chambre du pain de la maison bourgeoisiale où les habitants viennent encore faire leur pain. Seule dérogation à la tradition: le mode de cuisson. Un four d’appoint remplace en effet l’authentique four banal dont la mise en service nécessite douze heures de chauffe.

 

Un comité valaisan contre No Billag voit le jour: «Le Valais a tout à perdre si le peuple dit oui le 4 mars prochain»

«Sans redevance, ce sont 10 millions de francs qui quittent l’économie valaisanne chaque année», affirme le comité de soutien aux médias de service public valaisans, qui estime que le Valais à tout à perdre en cas d’acceptation de l’initiative No Billag le 4 mars 2018. Présidé par Stéphane Coppey (président de la Fédération des communes valaisannes) et Niklaus Furger (président de l’Union des villes valaisannes), ce comité regroupe de nombreuses personnalités du monde politique, économique et culturel valaisan.

 

Prêtres pédophiles identifiés par le diocèse de Sion: trois d’entre eux sont toujours en vie. «Mais ils sont retirés du ministère», confirme Mgr Lovey

Une dizaine de prêtres pédophiles ont été identifiés par le diocèse de Sion. Trois d’entre eux sont toujours en vie. C’est le bilan établi un peu plus d’un an après l’appel lancé par la Conférence des évêques suisses (CES) depuis la Basilique de Valère, selon une info de Rhône FM. Il ne s’agirait toutefois que de la pointe de l’iceberg, selon Gérard Falcioni qui s’est confié à la radio valaisanne. De son côté, Mgr Lovey, que nous avons interviewé, exprime le pardon au nom du diocèse et de l’Eglise. Interview.