LE JOURNAL du 09.10.2017

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Gare routière, parking public et passerelle vers le centre-ville: samedi, Sierre inaugure son Complexe sud

«Le complexe sud, explique le président de la Sierre Pierre Berthod, c’est une gare routière, un parking de 218 places et une passerelle qui relie le sud de la gare au centre-ville. Et c’est 19 millions d’investissements.» La gare routière est la pièce maîtresse du nouvel aménagement. Sa mise en service est prévue ce dimanche 15 octobre. Avec pour objectif la diminution du trafic au centre-ville. SMC, CarPostal et Ballestraz n’utiliseront plus l’axe Général-Guisan, qui sera libéré de la circulation des bus.
Dans le prolongement de ce complexe sud, une nouvelle école (l’école de commerce et de culture générale) ouvrira en janvier 2019.
La gare routière, le parking et la passerelle aérienne seront inaugurés samedi 14 octobre à 10 h 30.

 

Sion 2026: les Jeux olympiques, s’ils devaient avoir lieu en Suisse et en Valais, créeraient 1600 emplois

1600 emplois créés par les Jeux olympiques: ce chiffre a été lâché par Jean-Philippe Rochat, le président du comité de candidature Sion 2026, à l’occasion du Snow Economic Forum: «Pour une génération de gens qui vont accéder au marché du travail aujourd’hui, on aura plus de 1600 employés en 2024 si tout va bien, et il y a une chance pas seulement pour un canton, pas seulement pour des athlètes, mais pour une génération.»

Notons encore que la décision du Conseil fédéral sur son soutien, ou non, à la candidature Sion 2026 est imminente, le 11 ou le 18 octobre.

 

L’After-Foire du Valais: jusqu’à 6000 personnes sur la place Centrale! Martigny réfléchit à une meilleure solution pour l’avenir

Le bilan sécuritaire de la Foire du Valais est positif. Les gens se sont bien amusés, il n’y a pas eu de blessé ou de graves débordements, même si certaines situations ont été sur le fil du rasoir… Mais la Police municipale a eu beaucoup de travail, à hauteur de la fréquentation du centre de la ville qui, certains soirs, a vu plus de 6000 personnes sur la place. Un tiers des fêtards ne viennent que pour cela, sans passer par la Foire. L’alcool coule à flots, et ça dure jusqu’à 3 heures du matin pendant dix jours. La Ville réfléchit à un nouveau concept avec, pour objectif, de réduire les risques d’un tel événement et d’éviter de potentiels drames.

 

Dans le parc naturel protégé de Finges, nature et gravières font bon ménage

Le parc naturel Pfyn-Finges héberge trois gravières dont l’exploitation va se poursuivre puisqu’elles ont reçu un nouveau certificat de bonne pratique. Les exploitants eux-mêmes accompagnant leurs travaux de mesures ciblées en faveur de la nature, comme l’enlèvement de plantes invasives non indigènes.

 

«Augmentation des primes de l’assurance-maladie. Jusqu’où va-t-on aller?»

Les primes des caisses maladie ne cessent de grimper, pourquoi rien n’arrête cette hausse? Jusqu’à quel plafond les Suisses et les Valaisans sont-ils prêts à payer? Approche-t-on de la limite de l’insupportable dans le budget des ménages?

Pour en parler, Frédéric Filippin a invité autour de la table quatre personnes:

  • Paul Rabaglia, directeur général du Groupe Mutuel. Il explique notamment ce qui concerne les réserves des assureurs.
  • Victor Fournier, chef du Service de la santé valaisanne. Il dit quels sont les leviers que le Canton peut activer pour agir sur les coûts de la santé.
  • Monique Lehky Hagen, présidente Société médicale valaisanne. Elle estime qu’il ne faut pas pointer du doigt les médecins qui ne sont pas responsables de l’explosion des primes.
  • Joy Demeulemeester, spécialiste santé à la FRC. Elle constate que 10% des demandes qui arrivent sur le bureau de la Fédération des consommateurs concernant l’assurance maladie ou la santé.

 

Primes maladies: la hausse est de 169% en 22 ans! S’il est impossible de réduire les coûts de la santé, des freins à la hausse existent

En 1996, la Loi fédérale sur l’assurance-maladie (LAMal) entre en vigueur, la prime moyenne est alors de 173 francs par an. Mais rapidement, les coûts explosent. En 2018, les Suisses paieront leur assurance en moyenne 465 francs par mois et par personne. Alors que les salaires ont augmenté en moyenne de 1% par année sur la dernière décennie, les primes maladies se sont envolées de 3.6% par an.
En cause: le vieillissement de la population et le progrès médical. Selon Luc Fornerod, directeur de l’Observatoire valaisan de la santé, on ne parviendra pas à réduire les coûts (à moins de couper dans les prestations remboursées) mais des pistes existent pour limiter la hausse.

Maisons de la santé: d’un point de vue médical, la formule est bonne. Visite à Sembrancher et Collombey

Ces derniers mois, plusieurs maisons de santé se sont installées dans le paysage médical valaisan. C’est le cas à Sembrancher qui a ouvert son centre en juin 2016 et à Collombey où le centre est en fonction depuis mars 2017. Ces maisons de santé sont-elles une configuration nécessaire ou une tendance? «Ça répond simplement à une nécessité, Jean-Pierre Deslarzes, coordinateur des médecins de la Maison de la Santé du Grand Entremont. Il n’y a pas d’autres solutions dans les vallées latérales et notre maison ici a été une des premières expériences faite dans le canton dans les vallées latérales.» À Collombey, on mise surtout en avant l’interdisciplinarité grâce aux différents corps de métier médicaux présents.

Dans les deux établissements, le bilan est positif pour les premiers mois d’exploitation.

Caisses-maladies: choisir parmi les 256’526 primes différentes existantes, c’est le casse-tête pour la plupart des gens
À la permanence juridique du magazine «Bon à Savoir», chaque automne c’est le même rituel avec sa kyrielle de questions autour des primes. «Souvent, les gens sont perdus par rapport à tous les modèles de caisses qui existent, ils ne savent pas laquelle choisir, ne savent pas forcément où trouver l’information, rapporte Silvia Diaz : juriste à la permanence de Bon à savoir. Les gens sont révoltés par rapport à ces augmentations régulières et massives des primes maladie. Malheureusement, à l’heure actuelle, faute de changement politique majeur, la seule chose que nous pouvons leur conseiller c’est d’aller au moins cher et de ne pas rater le délai pour le faire au 30 novembre.

«Il y a 256’526 primes différentes en Suisse, alors je vous laisse imaginer s’il y avait 250 mille possibilités de choisir votre caisse de chômage ou de caisse AVS, personne ne serait content», note Yves-ALain Cornu, journaliste à Radio Suisse Romande, à l’émission On en parle.

Face à un système de plus en plus coûteux et touffu, les associations de défense des consommateurs et des patients auront encore du pain sur la planche.