LE JOURNAL du 09.10.2018

powered by
Procès des fausses affiches Darbellay: «J’en suis l’auteur et les ai posées seul», avoue l’ancien président de l’UDC du district de Conthey

Le procès des affiches électorales de l’entre-deux tour au Conseil d’Etat de 2017 a eu lieu aujourd’hui mardi à Martigny. Et, coup de théâtre, l’un des trois prévenus accusés d’avoir placardé des affiches contre Christophe Darbellay et son père en 2017 est passé aux aveux. «Je suis l’auteur de ces affiches et je les ai posées seul», a affirmé l’ancien président de l’UDC du district de Conthey.

Le ministère public et l’avocat d’Arthur Darbellay ne le croient toutefois pas. Pour eux, ce sont les trois accusés qui ont agi ensemble.

 

Constituante: portraits croisés entre Léa Rouiller et Charles Gutowski, deux candidats que 60 ans séparent

Soixante ans de différence d’âge mais un même objectif: réécrire la Constitution valaisanne de demain. Voici le portrait croisé de deux candidats à la constituante qui pourraient bien y prendre une place particulière en raison justement de leur âge: Léa Rouiller Dessimoz, membre des Verts valaisans, 18 ans, étudiante et Charles Gutowski membre du parti libéral-radical, 78 ans, traducteur et ex-banquier.

Le futur président de l’assemblée constituante sera peut-être américain! Charles Gutowski est le doyen des candidats inscrits à l’élection du 25 novembre prochain. Comme le veut la règle, la présidence incombe en effet au plus âgé des constituants élus. Léa Rouiller, cadette des candidats écologistes, née en mars 2000. Elle a eu son droit de vote après le référendum
pour la Constituante, dont elle pourrait planifier les séances en tant que membre du Bureau provisoire si elle est élue.

 

Dans la vallée de Conches, où se construit une ligne aérienne pour la traversée de la Binna, Swissgrid suscite des critiques

En Valais, Swissgrid n’est pas actif seulement sur la ligne à très haute tension Chamoson-Chippis, la société est également active dans le Haut-Valais où elle prévoit, notamment, une ligne aérienne pour la traversée de la Binna, une rivière de la vallée de Conches. Aujourd’hui, la construction des pylônes a débuté en pleine forêt. La nouvelle ligne, prévue pour fin 2019, suscite de vives critiques de la part de la population locale. Un de ses représentants, Jan Schenk, tente de rassurer.

 

Après une nouvelle attaque du loup dans la vallée de Conches, Jacques Melly élargit le périmètre de tir du prédateur

Le périmètre de tir du loup vient d’être étendu. Le conseiller d’Etat Jacques Melly, l’a ordonné en début de journée ce mardi. En effet, les dommages du prédateur s’étendent désormais des alpages concernés aux surfaces agricoles utiles (SAU, pâturages de printemps/d’automne), puisque dans la nuit du 4 au 5 octobre, un mouton y a été tué et un autre blessé malgré les mesures de protection mises en place (clôture électrifiée).

 

Le pont CFF de Beaulieu est démoli. Mais l’ouvrage stratégique pour les habitants de Sierre n’est pas prêt d’être reconstruit!

La démolition du pont des CFF de Beaulieu, à Sierre, s’est terminée cette nuit. Ces travaux doivent permettre le passage des trains à deux étages sur la ligne du Simplon. Le pont, stratégique dans les flux de circulation avec le centre-ville, n’est pas prêt d’être reconstruit, en raison d’oppositions. Un cas de figure très rare, selon les CFF. Pour l’heure et depuis deux mois, le centre de Sierre est coupé en deux. Et la procédure judiciaire suit son cours; la décision du Tribunal administratif fédéral est prévue début 2019. «On essaie de trouver des solutions transitoires les plus agréables pour tous, indique le président de Sierre Pierre Berthod, mais à n’en pas douter, il va falloir faire encore preuve de patience.»

 

L’Etat du Valais va acheter un terrain à proximité de la gare de Sierre pour y regrouper certains de ses services

Dans le cadre de sa stratégie immobilière, l’Etat du Valais a décidé d’acheter un terrain à proximité de la gare de Sierre. Objectif: y regrouper certains services à la population et y créer des bureaux pour d’autres entités étatiques. Coût de l’opération: 2 millions 350 mille francs pour une surface totale de plus de 11’000 mètres carrés.

 

L’Œuvre Suisse d’Entraide Ouvrière en Valais fait peau neuve. Le nouveau bâtiment à Châteauneuf sera fonctionnel en 2019

Premier coup de pioche, ce mardi après-midi, pour le futur bâtiment de l’OSEO Valais. Un bâtiment qui permettra de réunir tous ses locaux qui sont actuellement répartis aux quatre coins de la ville de Sion. Près de 4’000 m2 qui accueilleront des ateliers, un espace formation et un restaurant d’ici la fin de l’année prochaine.

On en parle avec Gérard Moulin, directeur de l’OSEO.

 

Sion avait organisé une Fête des vendanges en 1934. Pourquoi l’événement n’est-il pas devenu une tradition?

Les vendanges, ça se fête chez soi, ou à la Foire du Valais cette année, vu la précocité des récoltes. En 1934 pourtant, la Ville de Sion avait organisé une première Fête des vendanges. Pourquoi l’événement n’a-t-il pas perduré? Éléments de réponse avec l’ancienne directrice du musée du vin du Valais:

«En Valais, dit Isabelle Raboud-Schülé, jusqu’à date récente, la vigne était une activité de pluriactifs, donc de gens qui avaient des vignes mais qui avaient le centre de leur activité en altitude plutôt dans les vallées latérales, avec de l’élevage, des cultures, des vaches en alpage. Le tourisme a pris ensuite une place importante dans l’activité économique.» Les vendanges n’étaient donc qu’un moment parmi tant d’autres. «Les fêtes des vendanges que l’on connaît, ce sont des phénomènes urbains qui ont pris le thème des vendanges pour faire une grande fête qui en général est basée sur les organisations touristiques, parfois l’horticulture, la mise en valeur des produits du terroir.»