LE JOURNAL du 14.11.2017

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Les clubs sportifs amateurs doivent innover pour boucler leur budget: les lotos ne rapportent plus, les soirées de gala se multiplient

Comment financer une association sportive en 2017? La question se pose dans de nombreux clubs. Les lotos ont longtemps été une garantie de succès, mais ils ne font désormais plus recette. Les clubs sont de plus en plus nombreux à parier sur les soupers de soutien. Un phénomène qui fait le bonheur des artistes, de plus en plus sollicités pour ce type de soirées privées. Mais leur nombre oblige à se démarquer par des idées innovantes.

 

Clubs sportifs amateurs: quelles aides financières de la part du Canton et des Communes?

Les clubs sportifs amateurs peuvent compter sur le soutien de l’Etat. En 2016, plus de 3.4 millions de francs ont été distribués en Valais par le programme fédéral Jeunesse et Sport. Un montant auquel viennent s’ajouter plus de 4.6 millions en provenance du fonds cantonal du sport. Au total, ce sont donc environ 8 millions de francs qui ont été injectés en 2016 dans le soutien aux associations sportives valaisannes.

«Le fonds cantonal (provenant des jeux d’argent) est là pour soutenir de manière subsidiaire, précise le conseiller d’Etat Frédéric Favre. Une association doit arriver à vivre par elle-même. Un coup de pouce est toujours le bienvenu mais on ne doit pas se substituer aux cotisations et autres entrées financières. Ce n’est pas cette vision de l’Etat qui prédomine en Suisse.»

Pas question donc pour l’État d’arroser le sport valaisan de fonds publics. Les 42 fédérations et associations sportives cantonales reconnues devront donc continuer à redoubler d’efforts pour boucler leurs comptes.

On en parle sur le plateau du JOURNAL avec Nicolas Melly, conseiller communal en charge des sports de la ville de Sierre.

 

Grand conseil: les députés se sont penchés sur le rachat du centre d’impression des Ronquoz pour l’implantation de l’EPFL Valais-Wallis

Aujourd’hui mardi s’est ouverte la session de novembre du Grand Conseil. Le Parlement a entamé ce matin le débat sur le rachat du centre des Ronquoz à Sion, une surface de 10000 mètres carré, à deux pas de la gare CFF et voisin d’autres immeubles du campus. Si l’achat se monte à 20 millions de francs, sa transformation s’élèvera à 30 millions de francs; cet argent sera pris pour l’essentiel sur le fonds du XXIe siècle.

En attendant la 1re phase de l’implantation de l’EPFL va bon train. Une fois la 2e phase terminée (horizon 2020) plus de 360 chercheurs seront à l’œuvre sur le site valaisan de l’EPFL, deux fois plus que prévu.

 

Grand-St-Bernard: l’ouverture du tunnel reportée à février 2018? La polémique grandit en Italie

Le Tunnel du Grand-St-Bernard rouvrira-t-il bien le 30 novembre prochain, comme annoncé début octobre par la région autonome de la Vallée d’Aoste? En Italie, la polémique grandit autour de cette fermeture forcée. Au lendemain de la démission début novembre d’Amara Vittone, président de la SITRASB (Società Italiana Traforo Gran San Bernardo), des voix de l’opposition au gouvernement s’élèvent pour se plaindre de la lenteur du dossier. Selon ces derniers, la réouverture du tunnel serait reportée au mieux à février 2018, avec un trafic alterné.

En conférence de presse lundi, Laurent Viérin, le président de la région autonome, n’a pas démenti l’info.

Du côté suisse, les responsables du tunnel se disent plus optimistes que leurs homologues italiens. Et ce, alors même que les travaux n’ont toujours pas débuté… Pour rappel, le tunnel est fermé depuis le 21 septembre 2017 à la suite de la rupture d’une poutrelle de la dalle de ventilation.

 

Budget 2018: les finances de la ville de Monthey sont saines, avec 23 millions d’investissement prévus

Le budget 2018 de la Ville de Monthey est pratiquement identique à celui de 2017. La situation financière de la commune chablaisienne est saine, avec 111 millions de francs de revenus et 100 millions de charges (et une marge d’autofinancement de 11 millions); le déficit se monte à 1,3 million de francs.

Les investissements prévus en 2018 sont importants: 23 millions au total. La dette (qui se monte à 1800 francs par habitant au 31 décembre 2016 pourrait passer à 5000 voire 6000 jusqu’en 2021.
Le président Stéphane Coppey détaille les principaux projets.

 

Taxe de séjour à Crans-Montana: un forfait de base à 150 francs pour les résidences secondaires. Et une carte-avantages transmissible aux locataires

Un forfait de base à 150 francs pour les propriétaires de résidences secondaires: c’est ce que veulent instaurer les trois communes de la destination touristique Crans-Montana. La taxe de séjour passe de 2,50 francs à 3 francs. À noter que les habitants des communes d’Icogne, Lens et Crans-Montana qui possèdent une résidence secondaire sur le territoire de ces communes sont exonérés de la taxe.

Une carte-avantage attribuée par logement accompagne ce nouveau forfait. Elle donne droit à la gratuité des transports en commun et des remontées mécaniques en été mais aussi des rabais sur les activités de la station. Elle est transmissible du propriétaire au locataire.

La région touristique de Crans-Montana compterait plus de 11’000 résidences secondaires (davantage qu’à Verbier ou encore Nendaz). L’actuelle taxe de séjour a rapporté, en 2016, 3,26 millions de francs. 53% des nuitées déclarées sont au forfait et 47% à la nuitée. Le nouveau règlement pourrait rapporter environ 4,3 millions de francs supplémentaires. Cet argent sert à couvrir les charges touristiques et est investi dans le développement touristique de la région via un nouveau fonds d’investissement (1,1 million); 2,5 millions seraient consacrés annuellement à la carte-avantages.

Les assemblées primaires des trois communes devront se prononcer sur ce nouveau règlement le 18 décembre prochain. En cas d’acceptation, le nouveau règlement entrera en vigueur le 1er janvier 2017.

Une séance d’information à l’intention de la population est prévue le 24 novembre 2018 au centre de congrès Le Régent à 20 heures.

 

«Captures»: pour fêter ses 10 ans, l’EnQuête photographique donne à voir une sélection de 200 photos à la Médiathèque à Martigny

Pour marquer le 10e anniversaire de l’association EnQuête photographique valaisanne, la Médiathèque Valais-Martigny prête ses cimaises à son partenaire et présente, avec «Captures», une exposition collective de plus de 200 tirages originaux réalisés par une cinquantaine de photographes professionnels et extraits d’une collection qui comporte aujourd’hui plus de 1000 clichés, tous visibles dans l’exposition via des bornes interactives.

À voir du 17 novembre 2017 au 25 février 2018.

 

Building Information Modeling: une révolution s’annonce dans le secteur de la construction, grâce à cette méthode de travail collaboratif

Une révolution s’annonce dans le milieu de la construction. Le BIM – Building Information Modelling, soit en français, la modélisation des données du bâtiment – permet à tous les corps de métier de travailler simultanément sur la même maquette 3D. La technique permet de gagner du temps et de l’argent et s’impose partout dans le monde. Architectes et ingénieurs ne sont pas les seuls concernés. Le processus touche tous les corps de métiers.

Grâce au BIM, la communication est directe et les problèmes apparaissent clairement. On évite ainsi nombre d’allers-retours entre tous les corps de métiers. Au nord de l’Europe, Angleterre en tête, il fait partie intégrante des mises à l’enquête. On estime que d’ici quelques années il devrait se généraliser en Suisse aussi.