LE JOURNAL du 16.10.2017

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Le Tyrol, en Autriche, dit «non» aux Jeux olympiques. «Cela pourrait permettre à Sion 2026 de négocier avec le CIO de meilleures conditions»

53%, c’est le pourcentage de non qui l’a emporté dimanche lors de la votation sur la faisabilité économique et écologique des Olympiades d’hiver de 2026. Un 67% de non à Innsbruck même. Innsbruck était le principal concurrent de Sion. Un signal fort selon Christophe Clivaz, professeur en tourisme (UNIL site de Sion), qui donne à réfléchir. Le dossier autrichien était le concurrent le plus sérieux pour la Suisse. «Ce vote va peut-être permettre aux porteurs du projet Sion 2026 de négocier de meilleures conditions.»

Les instances fédérales devraient donner leur décision quant à un éventuel soutien ce mercredi 18 octobre; les citoyens valaisans devraient se prononcer, eux, en mars 2018;  le choix de la ville hôte se fera à Milan en 2019.

 

Projet musical valaisan du siècle, avec l’HEMU, l’EJMA et le Conservatoire. Début des travaux à Sion en 2022

Le projet est en phase de concrétisation après huit ans d’élaboration. Restent à convaincre tous les protagonistes de la viabilité du projet en gare de Sion. C’est la Haute Ecole de Musique (HEMU) qui a annoncé cette bonne nouvelle ce lundi matin. Le pôle musical regrouperait l’HEMU, l’EJMA (Ecole de jazz et de musique actuelle) et le Conservatoire. Explications d’Aurélien d’Andrès, directeur de la Haute Ecole de Musique Valais.

Les protagonistes sont autour de la table pour trouver la meilleure des solutions pour ce qui est qualifié de projet musical valaisan du siècle. La mise à l’enquête est prévue à la fin 2018, les travaux devraient démarrer à l’horizon 2022.

 

DPE Electrotechnique et Membratec posent la 1re pierre à l’ecoparc de Daval. Une cinquantaine d’emplois seront créés

L’écoparc de 20 hectares, orienté vers le développement durable, représente un enjeu important pour le développement de la Ville de Sierre qui veut développer sur un site unique des entreprises du secteur de l’économie, de l’environnement et de la qualité de vie. Ce lundi 16 octobre a eu lieu la cérémonie de la pose de la première pierre des nouveaux locaux des sociétés DPE Electrotechnique et Membratec.

 

L’hydraulique veut se rapprocher des particuliers: «e-can» développe un nouveau modèle d’affaire. Et lance un financement participatif

La coopérative e-can suisse a été fondée dans le but de développer un nouveau modèle d’affaires permettant aux producteurs d’énergie hydraulique de proposer leur production directement aux consommateurs finaux, au lieu de devoir la commercialiser sur les marchés de gros, comme à présent. Ce modèle de coopérative a été choisi pour permettre aux clients finaux de participer aujourd’hui déjà au tournant énergétique, quand bien même le marché suisse de l’électricité n’est pas encore totalement libéralisé.

Les partenaires à l’origine de la coopérative e-can suisse sont Inretis Holding SA Coire ainsi que les deux producteurs (Forces Motrices Valaisannes SA à Sion et EnAlpin AG à Viège). La coopérative a été fondée le 13 octobre 2017 et présenté ce matin.

Cette contribution écologique en faveur de cette force hydraulique repose sur un financement participatif. E-can se donne cinq mois pour réunir 10’000 ménages prêts à souscrire des parts de 300, 1500 ou 3000 francs.

 

La transition énergétique est en marche! Quelles incidences pour le Valais?

Dans trois  mois – le 1er janvier 2018 – la nouvelle loi fédérale sur l’énergie entre en vigueur.

Et par certains de ses aspects, plus qu’une transition, c’est une révolution qui nous attend. Avec quelles incidences en Valais? Production, distribution, ménages: quels changements sont à venir? Ce journal spécial Energie tentera d’y répondre, avec quatre acteurs majeurs de politique énergétique 2050: le Canton, la formation, la production et la distribution.

Autour de la table:

  • Joël Fournier, chef du Service de l’énergie et des forces hydrauliques
  • Gaëtan Cherix, directeur de la Haute École d’Ingénieur – HES-SO Valais
  • Paul Michellod, directeur général FMV
  • Philippe Délèze, directeur de SEIC-TELEDIS

 

Autonomie énergétique: la maison du futur existe, elle est à Savièse!

Des panneaux solaires sur le toit, une très bonne isolation, une ventilation dans chaque pièce et une pompe à chaleur air-eau: l’immeuble de la famille Luyet est un modèle sur le plan énergétique dans le canton. Il est labellisé Minergie-P. Un label qui demande un concept de bâtiment automne: qui consomme peu d’énergie et utilise la chaleur de l’extérieur.

 

Avec la Stratégie énergétique 2050, plusieurs mesures vont intervenir pour favoriser le solaire photovoltaïque

Le solaire photovoltaïque est l’une des nouvelles énergies promues par la Stratégie énergétique 2050. Aujourd’hui, de plus en plus de particuliers ou d’entreprises font le pari de cette technologie. En 2016, les Suisses ont posé près de 9000 installations solaires, toutes puissances confondues: 80% sur des habitations, 20% sur des toits d’entreprises, d’industries ou de bâtiments publics. Pour une villa, il faut une quinzaine d’années pour amortir l’installation de panneaux solaires; 10  environ pour une PME.

Avec la stratégie énergétique 2050, plusieurs mesures vont intervenir pour favoriser le photovoltaïque: le canton de Vaud en a déjà mis en vigueur depuis plusieurs années. Exemple: depuis 3 ans, 20% des besoins d’électricité de chaque nouvelle construction doit être assurés par du solaire.

 

Nouveauté de la loi sur l’énergie: il sera possible de vendre son surplus à son voisin, sans passer par un distributeur électrique

Aujourd’hui, en vendant votre énergie à votre distributeur local, c’est ce dernier qui fixe le prix de rachat, à un tarif souvent faible. En vendant à votre voisin, vous serez les deux gagnants: vous fixerez le tarif, vous gagnerez donc certainement plus. Votre voisin, lui, paiera vraisemblablement moins que pour de l’électricité classique. Et en plus, il saura d’où provient l’énergie qu’il consomme.

 

Le consommateur va donc devenir un consom’acteur. Et les maisons vont devenir des lieux de consommation mais aussi de production d’énergie.

Si les communautés d’autoconsommation se développent à grande échelle, les distributeurs vendront moins d’énergie et verront surtout leur réseau utilisé que périodiquement, en cas de pénurie ou de surplus. Mais ce réseau devant être développé et entretenu en permanence se pose la question de savoir comment encaisser suffisamment pour assurer cet entretien. Une question cruciale à laquelle il faudra répondre rapidement et qui va instaurer la mise en place d’un nouveau modèle économique.