LE JOURNAL du 31.07.2018

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Le saviez-vous? Le Valais est en tête du ratio restaurants étoilés par habitant. Aujourd’hui, place aux grands chefs que nous sommes allés rencontrer dans leurs cuisines: Patricia Lafarge, Pierre Crepaud (Le Mont-Blanc à Crans-Montana) et Didier de Courten. Canal9 vous propose de découvrir également le métier de photographe gastronomique.

«On peut considérer la cuisine comme un sport de haut niveau», affirme le chef Pierre Crepaud

Avant et après le travail, le sport est essentiel, «c’est même vital, on a une pression assez forte dans ce métier». Pression des clients et des guides gastronomiques aussi: le Mont-Blanc affiche 17 points au GaultMillau et 1 étoile au Guide Michelin. La gastronomie et l’évasion sportive sont deux piliers dans la vie de Pierre Crepaud. Un chef qui, parfois, entend la montagne lui chuchoter quelques idées de recette, avoue-t-il, cueillant quelques feuilles d’épinard sauvage. Les assiettes du chef Crepaud sont pleines de peps, comme un concentré de cette énergie montagnarde, qu’il sublime ensuite en cuisine, avec sa brigade. «On peut considérer la cuisine comme un sport de haut niveau, un « combat » pour apporter satisfaction au client bien sûr.»

 

«Beaucoup de touristes viennent en Valais pour bien manger et boire du bon vin», se réjouit Patricia Lafarge

Membre du comité directeur de Gastrovalais mais aussi cheffe de son établissement à Saint-Maurice, le Café-Restaurant de la Gare, Patricia Lafarge se réjouit que beaucoup de touristes viennent en Valais pour bien manger et boire du bon vin. Le Valais est le canton qui compte le plus de restaurants gastronomiques par habitant. De son côté, Patricia Lafarge a fait le choix de proposer une cuisine désormais plus simple, laissant derrière elle les 15 points GaultMillau sur 20, au moment de son divorce. «La pression était énorme, il faut être parfait, ce n’est jamais fini, la critique est toujours là. Étant plus proche de la clientèle, j’ai cherché à correspondre à leur demande, ce qui a motivé ce changement.»

 

Gastronomie: «La particularité de la photographie d’assiette, c’est de respecter au maximum la vision du chef», explique Christophe Voisin

Christophe Voisin immortalise les plats concoctés par les grands chefs. La photo de cuisine est un métier, un art peut-on même dire. «J’ai fait ma formation au CEPV, l’école de photographie de Vevey. Dans cette formation, on n’a pas de cours blocs sur la photo de cuisine, mais on a beaucoup de photographies de studio, qui se rapproche énormément de ça.
La photo de cuisine mettre des objets en lumière et valoriser un produit. Vu que mon frère est cuisinier, c’est quelque chose qui est venu naturellement.»

 

«C’est un métier incroyable: le Valais a besoin que les jeunes se lancent!», affirme le chef étoilé Didier de Courten

Son restaurant est noté 19 sur 20 au GaultMillau et quatre Toques, avec deux étoiles au Guide Michelin. Passionné, le Sierrois Didier de Courten espère que davantage de jeunes s’intéressent à ce secteur d’activité: «C’est un métier incroyable, le Valais a besoin d’eux! Je pense qu’on ne le leur a pas assez dit. On a formé des gens dans les métiers de la construction, mais on a oublié ces métiers de la restauration. Maintenant, on paie les pots cassés. On a construit de beaux hôtels, des remontées mécaniques, mais il manque l’humain.» Un métier difficile aussi.

 

Fête nationale: certaines communes ont décidé d’annuler les feux, d’autres les maintiennent (sous haute surveillance)

Des feux d’artifice pour la fête nationale, oui, il y en aura, mais sous certaines conditions, et sous haute surveillance. En raison de la sécheresse et le danger d’incendie important sur tout le territoire valaisan, les communes qui ont décidé de maintenir leurs feux d’artifice doivent sécuriser les zones de tirs et les placer sous la surveillance des sapeurs-pompiers.

Certaines communes ont ainsi décidé d’annuler leurs feux du 1er août comme Nendaz notamment.
D’autres ont choisi de les maintenir comme Martigny, Crans-Montana ou encore Sion par exemple.

Rappelons que le public lui a interdiction d’allumer tout feu de joie ou engin pyrotechnique. L’interdiction générale sur tout le Valais est toujours en cours (interdiction de griller ses saucisses ou faire une raclette en plein air…). Celui qui enfreint cette injonction est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 5000 francs.

 

A Martigny, le FIFO met à l’honneur les cultures traditionnelles du monde jusqu’au 5 août

Le Festival International Folklorique d’Octodure (FIFO), démarre ce mardi à Martigny et met le folklore à l’honneur jusqu’au 5 août. Le directeur artistique lève le voile sur le programme de la 17e édition. Interview de David Puippe. Au total, huit groupes se produisent, dont deux pour la première fois: le Nicaragua et le Kazakhstan.


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