LE JOURNAL DU DIMANCHE (03.06.2018)

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Constructions litigieuses de Verbier et affaire Giroud au coeur de deux articles du Matin Dimanche
«Un citoyen, scandalisé par le montant de l’amende infligée à l’encaveur, attaque l’ancien conseiller d’Etat Jean-Michel Cina»: c’est ce que nous apprend le Matin Dimanche. Le citoyen en question est un ancien député PLR: Alexandre Luy. A ses yeux, la première amende infligée à l’encaveur pour dissimulation fiscale était bien trop basse. 1,2 millions contre 7,2 au final. Dans sa dénonciation pénale déposée vendredi, l’ex-élu estime que les questions d’abus d’autorité et de gestion déloyale des intérêts publics méritent d’être posées. Mais pourquoi Jean-Michel Cina et pas Maurice Tornay, ministre des finances de l’époque? Tout simplement parce que Jean-Michel Cina assumait la responsabilité du dossier Giroud à la place de Maurice Tornay qui s’était récusé, rappelle le journal dominical. Contacté par le journaliste Julien Wicky, Jean-Michel Cina dit ne pas avoir connaissance de cette plainte. L’ancien conseiller d’Etat indique cependant: «Dans le dossier évoqué et comme remplaçant du chef du département des finances, j’ai renvoyé une opposition du contribuable contre une décision du fisc valaisan et ainsi confirmé cette décision. Je ne vois pas comment un tel act pourrait être pénalement répréhensible».Le Matin Dimanche consacre également deux pleines pages aux pratiques de la commune de Bagnes. On y apprend notamment que le président Eloi Rossier est visé par une plainte. Ce dernier est prévenu dans une affaire de faux dans les titres pour le licenciement d’un ancien employé et lanceur d’alerte Gabriel Luisier. De son côté, la commune poursuit Gabriel Luisier pour vol de documents. Autre information du journal dominical: le rapport du groupe de travail constitué par le Conseil d’Etat valaisan serait en cours de rédaction. Ce groupe a pour mission d’enquêter sur le dossier Verbier depuis 2016. La diffusion du document auprès du gouvernement devrait intervenir avant les vacances d’été.

La 12e édition de la Slow Up pédale vers une «mobilité responsable»
4 parcours pour tous, entre 8 et 38km, reliant Sion à Sierre. C’est désormais une manifestation bien installée dans le calendrier des Valaisans, qui ont fait honneur à cette 12e édition de la Slow Up, en prouvant une nouvelle fois que mobilité ne rime pas forcément avec voiture.
Pour Nicolas Melly, conseiller municipal sierrois en charge des sports: «la mobilité responsable, ça touche surtout la jeunesse, car aujourd’hui on a surtout l’habitude de voir des voitures partout, toutes les villes se battent contre les voitures au centre ville, on essaie de redonner de l’espace aux citoyens. La mobilité responsable veut dire qu’ on peut se mouvoir autrement qu’en voiture, que ce soit à vélo ou en trottinette, et c’est pas que pour les loisirs, ça peut aussi être pour se rendre au travail». Le succès de la manifestation est toujours au rendez-vous, puisqu’elle enregistre une fréquentation stable, d’environ 20’000 participants.

Obstacles, boue et course en équipes: la Badadgia sème son grain de folie à Crans-Montana
Badadgia se dit d’une personne un peu folle. Ici il est question de course d’obstacles avec au programme: une quinzaine d’épreuves sur 8 km. 650 badadgieurs se sont élancés au devant de ce parcours. Toute la course se fait en équipe, ce qui la rend d’autant plus conviviale. Selon Dominique Girard, membre du comité d’organisation: «C’est une course impossible à faire seul, qui demande un esprit d’équipe. Il y a beaucoup d’obstacles qui doivent être surmontés avec le soutien de ses partenaires». La Badadgia, c’est aussi une cause, celle de l’association «L’étoile de Gaël»: le don d’organes. Les bénéfices de la Badadgia reviennent entièrement à l’association. Celle-ci défend le don de soi, mais aussi le partage et l’entraide: des valeurs et une cause chères au champion olympique Luca Aerni, ambassadeur de la course. «Je me suis dit oui, pourquoi ne pas aider cette association, sensibiliser les gens au don d’organes, c’est pourquoi je suis là aujourd’hui et si je peux aider je pense que c’est une bonne chose» livre-t-il.

Record battu pour le Maxi-Rires Festival avec 98% de fréquentation
98%: c’est le taux de fréquentation record du dernier Maxi-Rires. Chantal Ladsou, puis les deux Vincent (Vincent Kucholl et Vincent Veillon) ont mis un point final à cette 11è édition samedi soir. 10’000 spectateurs ont fait le déplacement à Champéry cette année. Le Maxi-Rires Festival revient l’an prochain.

Entre tradition et innovation, le Palp Festival investit les carnotzets de Muraz sur Sierre
Le Palp Festival a marqué samedi une halte dans les carnotzet de Muraz sur Sierre, dans lesquels les organisateurs proposaient des spectacles variés, allant de la lecture de compte à l’électro en passant par les chansons paillardes. Lives, performances, poèmes, disco: jamais à court d’idée, le Palp Festival a sublimé les plus beaux carnotzet de ce quartier sierrois: une véritable ouverture à la vie souterraine des lieux dans une ambiance feutrée.
Le Palp, résolument contemporain et alternatif, mais aussi proche des traditions, ce qui n’a pas manqué de séduire les propriétaires des carnotzets.

Après 20 ans d’existence, l’Art de Rue reste un incontournable des manifestations sédunoises
Deux jours de fêtes entre vendredi et samedi sont venus marqués la 20e édition du festival d’Art de rue à Sion. Le public a une nouvelle fois répondu présent dans les différents sites occupés par le festival, entre la rue du Grand Pont, la place des Tanneries et la Cathédrale. Habituée à parcourir le monde, la Valaisanne Loïse Haenni a fait un crochet par Sion pour un spectacle de théâtre acrobatique. Retour aux sources pour Loïse Haenni, qui performait dos à un portrait de son arrière grand-père Charles Haenni, également artiste et compositeur valaisan. Entre gratuité et engouement populaire, la manifestation garde la même fraîcheur et n’a pas pris une ride en 20 ans d’existence.

Des cours de robotique pour jeunes filles de 11 à 13 ans
C’est l’EPFL qui est à l’initiative sur ce projet original, avec le concours de la HES-SO. Les cours sont destiné aux jeunes filles de 11 à 13 ans. La remise des attestations avait lieu samedi à Sion et les participantes étaient particulièrement motivées. Elles nous font comprendre que les robots, ça n’est pas que l’affaire des garçons, mais de tous, petits et grands, femmes et hommes. Pour la directrice du service de promotion des sciences de l’EPFL Farnaz Moser: «Il n’y a pas de raison que les filles soient exclues de cette discipline montante. Elles y ont leur place et peuvent aller plus loin si elle désirent».

[Au Bout du Web] en compagnie de Johan Rochel depuis l’Institut Suisse de Rome pour commenter l’actualité politique italienne
L’Institut Suisse de Rome est une institution culturelle et scientifique suisse où logent des artistes et des chercheurs suisses. Le Valaisan Johan Rochel est l’un d’entre eux. Docteur en philosophie du droit commente la récente nomination de Giuseppe Conte au poste de Premier Ministre. Etant donné cette actualité politique bouillante chez nos voisins italiens, ceux-ci passent à côté de leur candidature olympique pour le moment selon Johan Rochel.

Pour Jean Romain, président du Grand Conseil genevois: «Nous autres Valaisans sommes des méridionaux des glaciers, chaleureux d’un côté et tranchant de l’autre»
Le Valaisan d’origine Jean Romain, réélu pour un troisième mandat au Grand Conseil genevois, est le nouveau président de ce même parlement depuis deux semaines. Malgré son actualité chargée, il a pris le temps de revenir en Valais pour aborder avec nous des thèmes comme la laïcité, la candidature olympique valaisanne, sa nouvelle mission de premier citoyen ou encore la brûlante actualité politique italienne qui a vu deux mouvements populistes raflé une majorité de voix aux dernières élections. Le 21 juin prochain, il accueillera le Pape François. Mais selon Jean Romain, laïcard convaincu: «la religion ne doit pas prétendre à légiférer ni à réglementer le domaine public car elle n’engage pas tout le monde». Le premier citoyen du canton de Genève ne cache pas son attachement pour le Valais et dit «n’avoir jamais perdu son accent malgré toutes ces années». Il livre même sa définition des Valaisans: «Nous autres Valaisans sommes des méridionaux des glaciers, chaleureux d’un côté et tranchant de l’autre!»

Surprises en cascade au Rallye du Chablais: Steeves Schneeberger vainqueur, Joël Rappaz en 2e position et Mike Coppens dans le décor
La 15e édition du rallye du Chablais a été marquée par beaucoups de surprises. Parmi elles, le vainqueur du jour: il est jurassien et se nomme Steeves Schneeberger. Au volant d’une Ford Fiesta R5, il s’impose avec 2 minutes 11 d’avance. C’est son premier succès à ce niveau: sur sa carte de visite deux podiums mais jamais de victoire. Le pilote de Courrendlin a profité de l’abandon de Cédric Althaus ainsi que de la disqualification de Mike Coppens, qui ont tous deux occupé la place de leader dans ce rallye. Steeves Schneeberger prend la tête du championnat de Suisse. Sur le podium, il partage son émotion avec sa co-pilote. Si le Jura monte sur la plus haute marche du podium, le Valais n’en est pas loin car au second rang on retrouve un équipage de notre canton: Joël Rappaz associé à Gaëtan Lathion. Le garagiste d’Evionnaz, était également au volant d’une Ford Fiesta R5. C’est une première expérience pour lui et coup de maître: le valaisan restait sur une 5e place comme meilleur résultat à ce niveau, autant dire qu’il a parfaitement géré son nouveau bolide et qu’à l’issue du rallye, il se montrait parfaitement satisfait de sa performance. Joël Rappaz second, un autre valaisan aurait pu prétendre au podium et même à la victoire. C’est Mike Coppens, qui a perdu toutes ses illusions lors de son premier passage à la spéciale de Collonges. Il est le grand malchanceux de ce weekend. Le Bagnard avait fait tout juste jusqu’à samedi en début d’après-midi. Il menait le rallye quand le problème est survenu: non sur une sortie de route, ni en raison d’un ennui mécanique, mais sur une erreur de guidage de son propre co-pilote. Et ce deux tours seulement après qu’il ait accompli la superspéciale de Collonges. Il en fallait trois… Conséquence: l’équipage est mis hors course et perd une belle occasion d’inscrire son nom au palmarès du rallye.

En préparation pour la Coupe du Monde de football, la sélection marocaine s’invite à Lens
La crème du football marocain passe une dizaine de jours en Valais avec quelques allers et retours à Genève pour y disputer des rencontres amicales. La formation entraînée par français Hervé Renard a pris ses quartiers sur le Haut-Plateau. C’est la deuxième fois que cette nation choisit le Valais pour y préparer le grand événement mondial du football. La première fois, c’était en 1986: l’équipe avait séjourné à Saillon et sur sa lancée avait atteint les ¼ de finales du tournoi. Les 23 joueurs et le staff profite d’une organisation rodée, menée par Walter Loser, qui ne cache pas toute la difficulté d’attirer ce genre de formation en Valais.

Vladimir Petkovic doit encore biffer trois noms de sa liste suisse en vue du mondial de football
Comme il y a deux ans en préparation de l’Euro, le coach Petkovic a choisi Lugano.
Lors de ce camp d’entraînement qui réunit 26 joueurs jusqu’à lundi, le coach de la Nati devra trancher. Car 26, c’est trois de trop pour participer à la Coupe du Monde. Si on a une certitude, celle du quatrième gardien: on est dans le flou pour les deux autres. Mais un nom circule beaucoup, celui d’Edimilson Fernandes, nouveau en sélection, qui pourrait ne pas convenir à l’entraîneur. Celui-ci a effet tendance à miser sur des joueurs aguerris. L’intéressé, cousin de Gelson Fernandes, nous a livré ses impressions vendredi lors d’une sortie d’équipe sur le lac de Lugano. Rappelons que la Suisse rencontre l’Espagne en match amical, dès 21h à Villarreal.

Le domaine des îles accueillait le 2e triathlon de Sion ce samedi
Le triathlon de Sion est une compétition ouverte à tous, avec des distances adaptées. De 400 à 800 mètres de natation dans une eau relativement fraîche et un parcours à vélo sur 13 ou 18 kilomètres pour enfin une trotte à pieds de 2.5 kilomètres à parcourir une ou deux fois, selon son niveau et se envies. Le mélange entre compétiteurs et populaires est une expérience à renouveler dans le futur, selon la présidente du comité d’organisation Joanna Ryter.

Rafroball: le pionnier de la compétition valides-handicapés
Si la compétition sportive s’ouvre aujourd’hui aux personnes souffrant de handicaps, cela n’a pas toujours été le cas. Pionnier en la matière, le Rafroball est une compétition qui mêle valides et handicapés. Ce sport à part est né à Sierre dès le milieu des années nonantes sur l’idée de quatre amis. Depuis lors, le Rafroball a énormément progressé. C’est aujourd’hui un véritable championnat qui se déroule tous les ans et ce dimanche marquait la dernière journée avec des équipes en provenance de toute la Suisse romande à l’exception du Jura. Selon Jean-Daniel Rey, co-président de l’association Rafroball: «C’est un sport qui marche et dont on souhaite le développement sur toute la Suisse».

Le Zapping de la semaine
Un brin décalée: voici l’actualité de la semaine, avec quelques moments intéressants sortis des journaux de Canal9!