Les temps forts de la première session du Grand Conseil qui débute lundi

Licenciement de Jean-Marie Bornet, éventuel conflit d’intérêt chez les Darbellay, élection d’un juge cantonal et jours chômés/fériés dans l’administration: voilà quels seront les moments forts qui vont marquer la première session du nouveau Parlement qui ouvre lundi 8 mai. 

 

La session ouvrira avec un relent d’élections cantonales: le licenciement du candidat Jean-Marie Bornet rebondira certainement en plénum; le couple Darbellay fera également débat. Autre sujet à venir avec cette question: «Qui de Madame ou Monsieur Darbellay se retirera?», demande deux députés PLR dans une interpellation. Ils estiment qu’entre la présidente de Martigny-Combe et le conseiller d’Etat, «un conflit d’intérêts manifeste semble se dessiner», écrivent Xavier Mottet et Moreno Centelleghe. Qu’en dit le Conseil d’Etat? La réponse est attendue de la part du ministre des Institutions le libéral radical Frédéric Favre.

Thierry Schnyder et Philipp Näpfli visent la fonction de juge cantonal. La COJU, la commission de justice les a auditionnés. Mais ne parvient pas à les départager: «La COJU a la tâche d’examiner et de préaviser les candidatures. Là, elle a estimé que les deux profils sont tellement proches (les deux juges et doyen d’un tribunal de district, les deux avec une expérience de juge cantonal suppléant, les deux docteurs en droit) que finalement, c’est au Parlement de décider», indique Madeline Heiniger, président de la COJU. Question rapport de force, le Chrétien social Thierry Schnyder part favori face au PLR Philipp Näpfli. L’élection aura lieu lundi en ouverture de session. L’élu remplacera le PDC du Haut Hermann Murmann.

Revoir à la baisse les jours chômés et fériés dans l’administration cantonale: tel est le but visé par la motion du PLR Marcel Delasoie. Les employés de l’Etat bénéficient d’office de cinq jours et demi de plus que le minimum fixé par la loi cantonale. Le libéral-radical entend néanmoins laisser au Conseil d’Etat la latitude d’offrir au personnel de l’administration jusqu’à quatre jours supplémentaires. Le Conseil d’Etat a déjà répondu par la négative à cette intervention. Au nouveau Parlement de trancher. Un vote très attendu, car ce sera le premier message à l’attention de l’administration publique.

 


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