Sion 2026: conjuguer Jeux olympiques et sécurité, un enjeu essentiel mais difficile (et très cher)

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Le 10 juin prochain, les Valaisans décideront s’ils sont d’accord d’investir au maximum 100 millions pour accueillir les Jeux olympiques en 2026; 40 millions seront consacrés aux frais liés à la sécurité publique. Mais des renforts d’autres cantons seront nécessaires pour assurer la sécurité. Comment la collaboration pourrait-elle s’organiser entre les cantons?

Le comité de candidature comptait sur le principe de solidarité comme appliqué pour l’Euro 2008, soit une mise à disposition gratuite des forces de l’ordre d’autres cantons. En novembre 2017, la conférence des directeurs des départements de justice et police confirmait pouvoir assurer la sécurité des Jeux, mais refusait la gratuité. Selon la convention Ikapol, le prêt d’un policier coûte 600 francs par jour, à la charge du canton dans lequel ce dernier est mobilisé.

La conférence des gouvernements cantonaux se réunira le 23 mars prochain pour déterminer les besoins et les coûts effectifs des cantons organisateurs durant les Jeux. Au final, ce sont les gouvernements cantonaux – et les Parlements selon les sommes – qui décideront de facturer ou non l’envoi de leurs policiers aux JO.

Invité pour en parler: Dr Dennis Pauschinger, professeur de l’UNINE. Il explique notamment pourquoi la sécurité est devenue l’un des enjeux les plus importants pour les organisateurs de Jeux olympiques et pourquoi conjuguer JO et sécurité est un défi difficile. Il donne ce mardi soir une conférence sur le site de l’UNIL à Sion.


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