Un drone peut-il concurrencer l’hélicoptère pour le sulfatage des vignes en Valais?

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Le drone est considéré comme plus discret, plus écologique et plus précis. Les premières offres commerciales de sulfatage par ce système apparaissent. Mais peut-il sérieusement, en Valais, concurrencer l’hélicoptère? C’est ce que nous avons cherché à savoir.

Deux sociétés se partagent le marché valaisan et enchaînent les démonstrations comme celle-ci. Le plan de vol est défini à l’avance sur ordinateur. Une antenne est installée pour accroître la précision de la machine, au centimètre près. Le sulfatage se fait ensuite de manière automatique.

Mais la machine a ses faiblesses. Une capacité limitée et surtout un temps de traitement conséquent. Une heure par hectare, contre 3 minutes pour un hélicoptère.

Les vignerons valaisans observent de près cette nouvelle technologie, mais restent sceptiques.

Actuellement, le drone est donc davantage un complément qu’un concurrent de l’hélicoptère. Mais tout pourrait changer. Les bases légales seront prochainement adaptées pour permettre une plus large démocratisation des drones. Les vignerons et agriculteurs devraient donc pouvoir acquérir ce type d’engin pour traiter leurs parcelles de manière autonome. Une évolution qui inquiète du côté d’Air Glaciers. Le contrôleur Skyguide planche déjà sur un nouveau système de gestion de l’espace aérien qui intégrera les drones. Quant aux vignerons, ils tireront un premier bilan de cette nouvelle méthode dans le courant de l’été.


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