Zoom sur le harcèlement de rue. Un problème de société? Réponses avec Mathias Reynard et Jacqueline Fellay-Jordan

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Le harcèlement de rue et une forme de discrimination qui se développe en Valais. On en parle avec Mathias Reynard, conseiller national socialiste qui a interpellé le Conseil Fédéral sur le sujet et Jacqueline Fellay-Jordan, conseillère en santé sexuelle au centre de consultation SIPE. Une table ronde pour mieux comprendre ce phénomène très répandu et d’esquisser des solutions.

Le harcèlement de rue désigne des comportements offensants adressés aux personnes dans les lieux publics. Insultes, attouchements, remarques blessantes, menaces ou sifflements sont considérés comme du harcèlement. Il est en général lié au sexe ou à l’orientation sexuelle des personnes visées. Ces comportements n’épargnent pas les hommes, mais les plus touchés sont les homosexuels et les femmes, particulièrement les plus jeunes.

Selon une étude commandée par la ville de Lausanne, 72% des jeunes filles entre 16 et 25 ans ont été victimes de harcèlement de rue. Pour la moitié de ces victimes, ces épisodes ont lieu au moins une fois par mois. Une autre étude réalisée à Paris par la RATP précise que toutes les femmes utilisant les transports publics ont été victimes au moins une fois dans leur vie à du harcèlement de type sexiste, voire à des agressions sexuelles.

Dans une interpellation, le conseiller national Mathias Reynard demande au Conseil Fédéral s’il a mis en place des outils de surveillance ou s’il entend le faire, et quelles mesures devraient être mises en place pour lutter contre ce fléau.