Des tests désormais systématiques pour toute personne présentant des symptômes

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Toute personne présentant des symptômes du COVID-19 sera désormais testée. L’élargissement des tests de dépistage par frottis (PCR) était une volonté de la Confédération: elle est aujourd’hui mise en application. Un traçage des personnes infectées est également mis en place. C’est ce qu’indique l’état du Valais dans un communiqué daté du 14 mai 2020. Le département de la santé devait initialement mettre en place des centres de test dans les villes du canton mais la solution, trop coûteuse, n’a pas été retenue.

Médecins généralistes et infirmières mises à contribution
Concrètement, si une personne présente les symptômes connus du coronavirus, elle devra prendre contact avec son médecin généraliste. C’est ce dernier qui effectuera le test par frottis et informera le patient du résultat après deux jours d’analyse. Si le test est positif, des infirmières de l’Unité cantonale des maladies transmissibles et de la Ligue pulmonaire valaisanne se chargeront d’analyser les derniers déplacements et contacts de la personne malade, afin de placer les cas potentiellement infectés en isolement (10 jours). Quatre infirmières établissent quotidiennement 7 à 10 recherches de contact. Ce dispositif peut être étendu à 20 infirmières au besoin.
Seront recherchées les personnes qui vivent dans le même foyer que le cas positif ainsi que celles qui ont été à moins de 2 mètres pendant au moins 15 minutes sans masque ou écran de protection. Il est admis que la période contagieuse est de 48 heures avant l’apparition des premiers symptômes jusqu’à 10 jours après qu’on les ait ressentis.

Tests sérologiques pas au programme
Les tests d’immunité (sérologiques) par analyse des anticorps dans le sang ne seront pas utilisés dans ce dispositif. Ces derniers, qu’ils soient rapides ou non, sont seulement capables, à ce jour, de dire si oui ou non il y a présence d’anticorps. Ce qui est insuffisant pour conclure à une immunité totale dans le temps.

Pour le professeur Nicolas Troillet, chef de l’unité cantonale des maladies infectieuses à l’hôpital du Valais,

«il n’est ni conseillé, ni nécessaire de faire le test si l’on n’a pas de symptôme, car rien beaucoup de ces tests seraient négatifs et la maladie peut toujours se déclarer après coup».