LE JOURNAL sur la route du fédéralisme: 1291, le Grütli (30.07.19)

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Dans l’actualité:

Face à l’euro, le franc suisse se renforce dangereusement

La monnaie unique européenne vient de passer sous la barre symbolique d’un franc dix. Une première depuis juillet 2017.
La situation est inquiétante pour l’économie valaisanne.

«Évidemment, l’économie valaisanne, c’est une économie dont la moitié du PIB est orientée vers l’exportation, soit à travers son industrie, son secteur énergétique et touristique. Donc, plus le franc est fort, moins c’est bon pour la marche des affaires» analyse Vincent Riesen, Directeur de la Chambre Valaisanne de Commerce et d’Industrie.

Mais quand il s’agit de chiffrer l’impact concret sur l’industrie, l’énergie et le tourisme valaisan: Vincent Riesen se veut rassurant.

«Il faut rester sage. L’impact sera mesuré. Déjà, parce que nous avons une Banque Nationale qui a déjà montré qu’elle intervenait. Ca fait plusieurs années, maintenant. Le franc n’est pas fort depuis cet été. Le franc est fort depuis 2011.»

Tesla fabriquera-t-elle bientôt ses batteries en Valais?

C’est le rêve d’Avenir Industrie Valais/Wallis: l’association des industriels valaisans va mettre toute son énergie pour tenter d’amener le constructeur américain de voitures électriques dans le canton.
D’autant que le Valais a de nombreux atouts pour parvenir à séduire la firme d’Elon Musk.

Pour Éric Balet, président d’Avenir Industrie Valais/Wallis, «on a de bonnes connaissances de la problématique des batteries puisqu’on a un centre d’électromobilité à Martigny dirigé par l’EPFL. On a aussi des exemples d’entreprises installées en Valais qui fabriquent des batteries. Si on présente tous nos atouts, on a plus de 50% de chances de réussir sur ce thème-là ».

À noter qu’aucun contact n’a été pris à ce jour, avec l’entreprise américaine dans le cadre de ce projet. Mais des prototypes sont en phase de réalisation afin de séduire le constructeur automobile dans les mois à venir.

De Sion à Martigny: le cinéma open air bat des records!

Le cinéma open air de Sion a battu tous les records, hier soir, à l’occasion de la projection du film «Tambour battant», l’histoire d’une bataille de fanfares, tournée à Saillon. Avec plus de 500 personnes se bousculant au portillon: les organisateurs ont même dû en refuser une quarantaine…
C’est un record qui arrive à point nommé, au moment-même où l’organisation doit réfléchir à un nouveau site pour ce rendez-vous estival incontournable de la capitale valaisanne.

Au coude du Rhône, le cinéma open air de Martigny a lui aussi cartonné. L’office du tourisme estime que le nombre de places vendues a plus que doublé depuis l’an dernier, passant de 2500 à 5000 cet été.
Une augmentation spectaculaire principalement due aux blockbusters proposés cette année dans l’amphithéâtre romain et à une météo favorable.

Pour la Suisse moderne, la plaine du Grütli représente l’union d’une nation «multiculturelle»

Interview Cyrille Fauchère, docteur en histoire de l’université de Fribourg

Guillaume Tell: sur les traces d’une légende érigée en héros du roman national suisse

Découvrez la trajectoire du mythe Guillaume Tell à Bürglen (UR), en compagnie de notre journaliste Nathalie Bellon et d’Hugo Biasini, guide au musée Guillaume Tell.

Panosse, natel et Röstigraben: plongée au coeur des helvétismes, ces expressions que seuls les Suisses peuvent comprendre

Ces trois mots utilisés en Suisse sont des helvétismes: autrement dit des mots spécifiquement suisses.

«Helvétismes c’est une spécificité linguistique suisse, c’est-à-dire des mots, des expressions que nous utilisons en Suisse romande, en Suisse alémanique et au Tessin mais pas ailleurs» détaille Madeleine Betschart, directrice du centre Dürrenmatt de Neuchâtel.

Conçue en collaboration avec le forum Helveticum et le forum du bilinguisme, l’exposition a pour but de faire découvrir les spécificités du langage suisse mais aussi de promouvoir le plurilinguisme de notre pays.

«Cette carte de la Suisse elle montre surtout l’influence réciproque et mutuelle des helvétismes dans les différentes régions linguistiques. Il y a aussi des exemples qui sont purement suisses romands» explique Madeleine Betschart. «Peut-être en avez-vous déjà fait l’expérience: vous êtes en France et vous demandez un cornet dans un magasin. Les gens ne vous comprennent pas! ça c’est typiquement un helvétisme de la Suisse romande» lance-t-elle, en guise d’anecdote.

Le visiteur a la possibilité d’élire son helvétisme préféré. Les mots sont ensuite répertoriés pour établir un classement.
L’exposition prendra ses quartiers en Valais dès le mois de décembre.

Pacte fondateur de 1291, où comment la Suisse a choisi de raconter son histoire

Interview de Véronique Petermann, guide au musée des chartes fédérales