LE JOURNAL du 17.02.2020

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Après plus d’un siècle, la race d’Hérens est-elle une lutteuse aux sabots d’argile?

Invités: Benoît Berguerand, vice-président de la Fédération suisse d’élevage de la race d’Hérens

Blaise Maître, spécialiste de la race d’Hérens

Gérald Dayer, chef du service cantonal de l’agriculture

La fédération d’élevage de la race d’Hérens célèbre son centenaire. Mais sa mission reste plus que jamais d’actualité: assurer la pérennité de la race.
Et ça n’est pas gagné! Avec les années, l’Hérens se montre pourtant de plus en plus robuste. La vache a gagné en centimètres et en poids. Sa combativité séduit aussi un public toujours plus large.

Malgré tout, l’avenir de la race d’Hérens reste incertain. Le cheptel plafonne et les petites exploitations diminuent à vue d’oeil. Enfin, la politique agricole de la confédération ne laisse rien présager de bon auprès des défenseurs de la race d’Hérens.

Race d’Hérens: une passion contagieuse pour l’éleveuse Natacha Fournier
Voilà 21 ans qu’elle élève des vaches d’Hérens, depuis sa rencontre avec son mari Eric. Elle, c’est Natacha Fournier, qui cultive cette passion pour ces bêtes. Et le virus de la race d’Hérens s’avère contagieux puisque sa jeune voisine, Louise Fragnière, vient elle aussi d’acquérir sa première vache.

TF1, M6, France TV: en 2005 les Français se prenaient de passion pour la race d’Hérens
Il y a 15 ans, la race d’Hérens était présentée en grandes pompes au Salon international de l’agriculture à Paris. Selon un responsable de la délégation valaisanne: «même Chirac les a reconnu!»
A l’époque, en 2005, la Fédération d’élevage de la race d’Hérens marquait le coup et accusait un succès certain auprès de tous les médias nationaux français. M6, France télévision, TF1 s’étaient pris d’amour pour ces lutteuses. «Tout simplement magnifique» s’étonnait Fabien Gilloz, journaliste pour Canal9.