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Suite à l’été caniculaire, le foin manque à plusieurs agriculteurs

La chaleur et la sécheresse estivales laissent des traces. Certains éleveurs sont obligés d’acheter du foin français pour nourrir leur bêtes. C’est notamment le cas d’un agriculteur de Champéry qui a dû commander deux camions supplémentaires, malgré le fait qu’il avait déjà réduit son troupeau en abattant des vaches laitières. Il estime le surcoût de cette commande à l’équivalent d’un mois de production laitière.

Plus globalement, le réchauffement climatique demande des adaptations à la branche. Du côté de Vouvry, Michel Bonjean a déjà modifié la composition de ses prairies et abandonné ses cultures de betteraves sucrières au profit d’herbages pour nourrir son troupeau. Tandis qu’environ 60 % des terrains arables suisses sont consacrées à la production d’aliments pour animaux, l’Office fédéral de l’environnement relate que ces terres entrent en concurrence avec la production alimentaire destinée à la consommation humaine et que la moitié des aliments concentrés pour le bétail est importée. Une importation nécessaire selon Michel Bonjean, qui conclut par contre que faire venir du foin du Canada, comme l’ont fait des agriculteurs suisses selon la RTS, relève du non-sens.

Sébastien Anex

Journaliste
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