Pas question de faire des économies sur le dos des personnes qui auraient droit aux aides pour le paiement des primes de caisse maladies. C’est le Tribunal fédéral qui le dit: le seuil d’accès aux subsides à l’assurance maladie dans le canton de Lucerne pour 2017 est trop bas.
«D’autres cantons, dont Berne, Argovie ou encore le Valais, violent les exigences du Tribunal fédéral. Le PS accorde aux cantons concernés un délai d’un mois pour réexaminer leurs limites en ce qui concerne les réductions individuelles de primes et pour procéder aux ajustements nécessaires. Dans le cas contraire, il intentera une action en justice contre les cantons qui rechigneraient ou tarderaient à appliquer cette décision», indique le parti dans son communiqué.
«Je rappelle qu’il s’agit de la classe moyenne qui a de la peine à boucler ses fins de mois, ces montants sont vraiment importants pour cette classe moyenne», commente Emmanuel Amoos, chef du groupe AdG au Grand Conseil. En Valais, en 2013, près d’un Valaisan sur trois bénéficiait de ces subsides (le Canton y consacrait un budget de 111 millions de francs). Quatre ans plus tard, ce montant a été divisé par deux et est passé à 64 millions de francs.
Le Canton va se pencher sur ce jugement du Tribunal fédéral, affirme de son côté Esther Waeber-Kalbermatten, ministre de la santé en Valais.
«La plus haute instance judiciaire déclare que le plafond de revenu pour l’obtention de réductions de primes ne peut être inférieur à 70% du salaire médian. Dans les cantons qui se situent en dessous de ces 70%, trop peu de personnes bénéficient d’une réduction des primes, alors qu’elles y ont droit en vertu de la LAMal», résume le PS. Qui liste les cantons concernés: Berne, Lucerne, Valais, Glaris, Appenzell Rhodes Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Argovie et Neuchâtel.
► Arrêté du Tribunal fédéral du 22 janvier 2019: communiqué du TF
Aides pour les primes maladies: les avis divergent suite à l’ultimatum du PS. Réactions de Christophe Claivaz et Thierry Largey








