Si le décret de financement de la 3e correction du Rhône devait être refusé le 14 juin par les Valaisans, les demandes de constructions en zone de danger élevé seront préavisées défavorablement dès le lendemain. C’est ce qu’a affirmé ce lundi devant la presse le président du gouvernement Jacques Melly. Pour le Conseil d’État, un refus de ce décret aurait des conséquences pires que LAT et lex Weber.
Selon le conseil d’État, “un refus bloquerait le financement de toute mesure de protection, y compris des mesures urgentes attendues par les communes et compromettrait toute construction dans les quelque 1110 hectares de zones à bâtir menacés de danger de crues élevé. De plus, cela provoquerait une diminution du soutien financier de la Confédération.”
Les détracteurs parlent quant à eux de chantage et d’intimidation. Des deux côtés, on accuse les opposants de mentir. Rhône 3 concentre tellement d’enjeux politiques, financiers ou sécuritaires que la campagne est particulièrement tendue.
Jacques Melly est sur le plateau du JOURNAL.








