Le 10 juin, les citoyens valaisans auront à répondre dans les urnes à une question: «Acceptez-vous d’organiser les JO pour un montant maximum de 60 millions?» Ce lundi, le Canton du Valais et la Ville de Sion se sont positionnés sur le dossier des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2026. S’il n’y a pas de nouveaux éléments, on en sait plus sur l’implication valaisanne. Frédéric Favre, vice-président de la candidature Sion 2026 était accompagné de Roberto Schmidt et de Christophe Darbellay. Les trois conseillers d’Etat (qui constituent la délégation permanente JO du Gouvernement) se sont exprimés par rapport à leur département respectif.
Frédéric Favre a insisté sur la volonté du Valais d’investir pour des infrastructures pérennes qui serviront le Valais au-delà des Jeux.
«Aujourd’hui, on voit la Vallée de Conches qui a besoin de renouveler ses installations pour rester attractive. On voit Crans-Montana qui a des manches de Coupe du monde de ski: si on n’investit pas pour une aire d’arrivée, à un moment donné, la FIS ne nous donnera plus ces Coupes du monde, et en aucun cas les Championnats du monde. Donc, Jeux Olympiques ou pas, on veut aller de l’avant et du coup cela servira aux Jeux Olympiques.»
Roberto Schmidt a quant à lui pris position par rapport au contexte économique: 60 millions maximum d’investissements pour les infrastructures seront financés par les Valaisans.
«Si le peuple valaisan dit « oui », les budgets seront répartis sur plusieurs années, ce qui facilite la budgétisation de ce montant de 60 millions. On trouvera de l’argent dans plusieurs fonds déjà créés Je crois que, pour le canton du Valais, sur une période de dix ans, amortir ce montant sera faisable.»
L’inconnue reste la répartition des coûts de sécurité. Des coûts estimés à 303 millions et une répartition qui se fera en fonction du montant investi par la Confédération. La candidature espère que le principe de solidarité des cantons soit appliqué pour les JO comme il l’avait été pour l’Euro de football, c’est-à-dire que les prestations des policiers cantonaux soient offertes.
Christophe Darbellay a parlé de l’héritage qu’amèneraient de tels Jeux et l’occasion qu’ils représentent pour redorer le blason valaisan en termes de tourisme:
«Grâce à ce projet, on peut se repositionner au profit de tous les acteurs valaisans et suisses. Et c’est le moment de le faire. La Suisse, c’est 8 millions d’habitants et 8 millions de touristes. L’Autriche, 8 millions d’habitants aussi et 23 millions de touristes. Ça, c’est la réalité d’aujourd’hui. Donc on a du potentiel, on a un produit exceptionnel à offrir que personne ne pourra nous prendre.»








