Plus de 75 000 téléspectateurs chaque soir devant leurs téléviseurs: Canal9 a battu en 2016 des records d’audience. La télévision valaisanne tenait jeudi soir son assemblée générale. Au terme de la partie protocolaire, le futur directeur général de la SSR Gilles Marchand était invité à faire le point sur l’avenir et évoquer l’initiative No Billag sur laquelle votera le peuple suisse en 2018.
L’assemblée générale de Canal9 a donné l’occasion de donner les chiffres de l’année écoulée et de rassurer les téléspectateurs sur la bonne santé de la chaîne. Cette année, l’ombre de l’initiative No Billag a plané sur l’assemblée. L’initiative qui demande la fin de la redevance pour le service public est un réel danger tant pour la SSR que pour les radios et télévisions locales bénéficiant de ce financement, à l’exemple de Canal9.
Gilles Marchand, futur directeur général de la SSR évoquait la conséquence de la suppression de la redevance dans le journal du 24 avril:
«No Billag est une proposition pour que l’on disparaisse du paysage. À la fin, la population devra décider: est-ce qu’elle a besoin d’un service public ou pas? Mais il ne faut pas que les Suisses se disent que ce n’est pas grave, qu’on peut dire « non » et que cela va continuer: ça ne continuera pas! Il n’y aura plus de journal à Canal9, ou alors avec de grandes difficultés! Tout comme il n’y aura plus le journal de Darius Rochebin chez nous à la SSR!»
Lors de l’assemblée générale, Olivier Dumas, président de Canal9, a souligné l’importance de la redevance pour la chaîne.
«Le budget de Canal9 est de 7,5 millions de francs environ. La moitié est couverte par la redevance: ce n’est pas négligeable!»
Canal9 et SSR mènent donc un même combat pour faire connaître les conséquences d’une acceptation de l’initiative; les Suisses voteront en 2018.








