Christophe Darbellay a agi en tant que médiateur dans le conflit entre les communes et les remontées mécaniques de Crans-Montana. Il pense que s’il n’avait pas été présent pour agir dans cette situation de crise, les solutions n’auraient pas été trouvées aussi rapidement. «Et je pense que le dommage aurait été beaucoup plus important pour la destination.»
«Radovan Vitek a compris l’enjeu. Pendant des semaines on a discuté, on a évoqué différentes solutions, et puis il y en a une qui a été proposée, qui ne demande pas une contrepartie des communes», explique le ministre valaisan.
Christophe Darbellay estime qu’il y a, du côté de l’investisseur tchèque et actionnaire principal de CMA SA, une vraie volonté de sortir de la crise:
«Je crois que la proposition de Radovan Vitek est tout à fait crédible. Et ce lundi matin, j’ai reçu dans mon ordinateur la proposition signée; je pense que d’ici vendredi, tout cela sera formalisé.»
Le ministre de l’économie explique les étapes qui ont conduit, depuis l’arrêt momentané des remontées mécaniques en avril, à l’accord survenu vendredi soir. Aujourd’hui, dit-il, «l’avantage, c’est de pouvoir commencer une saison d’hiver dans d’assez bonnes conditions. On n’attend plus que la neige, dans le fond».
Reste que le président de la commune de Crans-Montana ne participait pas à ces discussions, vendredi soir. Pour Christophe Darbellay, «ce n’était simplement pas possible d’avoir Nicolas Féraud et Radovan Vitak à la même table pour trouver une solution constructive.» Le ministre annonce qu’il va s’entretenir prochainement avec Nicolas Féraud pour parler de tout cela.
Au président de Crans-Montana, qui parle d’ingérence de Christophe Darbellay dans cette affaire, celui-ci répond:
«Je pense qu’il pourrait me remercier d’avoir faire redémarrer les installations en avril, d’avoir trouvé des solutions entre des parties qui ne se parlaient que par avocats interposés, qui ont dépensé déjà des sommes colossales pour faire défendre leurs droits. Maintenant je trouve la solution, franchement, ça faut plutôt un bouquet de fleurs…»








