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Comment fonctionnent les radios et télévisions? À quoi sert la redevance payée par les ménages suisses?

Tous sont visés par l’initiative populaire sur la suppression de la redevance Radio-TV soumise au vote le 4 mars 2018: la SSR, avec ses 7 chaînes de télévision et 17 stations de radio; mais aussi les médias régionaux, soit 34 chaînes de radio et de télévision locales.

Le peuple suisse aura à dire s’il veut ou non continuer de payer la redevance Radio-TV qui finance actuellement le service public. Et modifier l’article 93 de la Constitution fédérale en y inscrivant notamment qu’«aucune redevance de réception ne peut être prélevée par la Confédération ou par un tiers mandaté par elle.»

Ce JOURNAL thématique n’est pas un débat donnant la parole aux partisans et opposants à l’initiative (ces débats auront lieu sur Canal9 début 2018), mais est l’occasion de faire le point sur le fonctionnement des radios et télévisions. Avec ces questions:

  • Les médias audiovisuels peuvent-ils se financer via des rentrées commerciales?
  • Cette redevance est-elle un oreiller de paresse?
  • Sans argent public, comment continuer de produire des contenus pour l’ensemble de la Suisse?
  • Qu’en sera-t-il de la couverture des manifestations sportives et culturelles?

On en parle ce soir avec trois invités:

  • Pascal Crittin: il dirige la Radio Télévision Suisse. Il dit en quoi la fameuse redevance permet de parler du quotidien des Suisses, tout au long de l’année.
  • Vincent Bornet: dirige la télévision cantonale valaisanne Canal9/Kanal9. Il aborde notamment la question des finances d’une télévision régionale. Il explique pourquoi la chaîne de TV valaisanne ne peut pas miser exclusivement sur des rentrées commerciales.
  • Florian Jeanneret: il est le directeur général de Radio Chablais. Il s’exprime notamment sur l’importance de l’actualité régionale.

Actuellement le montant de la redevance est de 451 francs par année; dès 2019, elle sera de 1 franc par jour. La future redevance des ménages sera perçue dès 2019 par Serafe et non plus Billag.

Joël Antonin

Joël Antonin

Contributeur
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