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Conseil d’Etat: « Je suis contraint de renoncer », dit Stéphane Rossini, qui dénonce l’attitude du PS Haut-Valais

« Conformément à toutes mes déclarations relatives à l’élection au Conseil d’Etat valaisan de mars 2017, puisque la Conseillère d’Etat Esther Waeber-Kalbermatten se représente pour une troisième législature, malgré qu’elle sera rentière AVS dès le 24 septembre prochain (ce qui n’est pas sans signification politique pour une élue PS!), je suis contraint, dans le contexte actuel et à moins d’éléments nouveaux, de renoncer à une candidature. » C’est l’annonce faite ce jeudi matin par Stéphane Rossini à propos de l’élection au Conseil d’Etat.

Le Parti socialiste du Valais romand a communiqué dans la foulée: « Sans annonce d’autre potentielle candidature d’ici à la fin du mois de juillet 2016, le Bureau exécutif proposera la candidature d’Esther Waeber-Kalbermatten lors du Congrès du PSVR du 24 septembre prochain. » Et d’ajouter: « Le PSVR regrette cependant la manière dont se sont déroulées les choses au cours des dernières semaines. La gauche valaisanne n’est pas suffisamment forte pour se permettre des divisions internes. Il est nécessaire d’améliorer rapidement les relations entre le SP Oberwallis et son pendent romand, afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir. La situation étant aujourd’hui clarifiée, le PSVR doit maintenant s’engager pour le maintien du seul siège progressiste au gouvernement cantonal. »

Stéphane Rossini renonce et dénonce

« Ces derniers mois, dit Stéphane Rossini, j’ai reçu de très nombreux appels à faire acte de candidature de la part de citoyen.ne.s valaisan.ne.s de tous bords, insatisfaits de la faiblesse de l’actuel Gouvernement et désireux de changement. Néanmoins, les conditions politiques adéquates pour une candidature n’étant pas réunies à l’interne du Parti socialiste valaisan, le Valais romand étant pris en otage par l’arrogance coutumière du haut, il n’est pas judicieux d’entrer dans la ronde électorale. Dans ce contexte, j’entends dénoncer l’attitude du PS haut-valaisan (SPO) et de Mme Esther Waeber-Kalbermatten à l’égard du PS Valais romand, de son bureau exécutif et de son Président Gaël Bourgeois dans le processus de préparation de cette échéance électorale. Tant sur le fond que sur la forme, leur décision a relevé d’abord de l’épreuve de force, puis du fait accompli, tout dialogue ayant été refusé. La candidature de la Conseillère d’Etat sortante se limite ainsi à une posture de défense des intérêts du Haut-Valais, au mépris de ceux du Parti socialiste et de son avenir. Les mensonges de leur communication confirment cette posture. Car, le siège de la Gauche peut parfaitement être assuré par un.e candidat.e du Valais romand, à condition que le PS du Haut collabore et s’engage… Mais, en a-t-il seulement les moyens?

Cette décision unilatérale sonne comme un déni de légitimité du Valais romand à revendiquer le siège de gauche au Conseil d’Etat, après 20 ans d’hégémonie haut-valaisanne, alors même que le SPO représente moins de 1/5e de l’électorat socialiste. Sans bonne intelligence entre les deux parties du canton, on s’empêche une dynamique de (re)mobilisation susceptible de mettre fin à l’érosion de l’électorat de gauche exprimée lors des dernières élections fédérales. Et puis, on ne saurait passer sous silence le faite que la présence socialiste au Conseil d’Etat génère des insatisfactions notables : –48 millions de subventions LAMal en 2014-15, économies sur le dos des plus faibles dans l’aide sociale, opposition à la caisse publique, échec des PC Familles, aucune voix divergente dans les affaires, échec du dossier électronique du patient, fort mécontentement de nombreux acteurs institutionnels de la santé et du social, exacerbation du régionalisme … Faut-il y être pour ça? »

Joël Antonin

Joël Antonin

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