La législation suisse sur les armes, comme celle de l’Union européenne (UE), vise à lutter contre l’utilisation abusive des armes à feu. En tant qu’État membre de Schengen et de Dublin, la Suisse veut transposer les modifications apportées à la directive européenne dans son droit national.
La mesure prévoit le marquage des armes à feu, mais aussi une nouvelle réglementation pour les armes semi-automatiques.
Si le peuple suisse est amené à voter sur cette révision – le 19 mai – c’est que les tireurs l’ont dans leur ligne de mire: en 100 jours à peine, 125’000 personnes ont signé le référendum contre l’arrêté fédéral.
Liberticide, inutile et même anti suisse: les opposants à la directive de l’Union Européenne ne sont pas à court de munitions. A côté de la cible, répliquent les partisans du oui. Qui eux aussi sortent l’artillerie lourde: un rejet de la révision de la loi mettrait fin automatiquement à la coopération avec les Etats Schengen et Dublin.
Pour en débattre, deux partisans et deux opposants:
- Anne-Marie Grand, vice-présidente du Comité valaisan référendaire
- Jean-Luc Addor, conseiller national (UDC)
- Paola Riva Gapany, directrice de l’Institut international des droits de l’enfant
- Philippe Nantermod, conseiller national (PLR)








