Le Gouvernement valaisan s’exprime au lendemain de l’annonce du licenciement de l’ancien candidat au conseil d’Etat:
«Jean-Marie Bornet s’est mis dans une position qui ne lui permet plus d’assumer sa fonction de membre de l’Etat-major, de chef information et prévention ainsi que de porte-parole de la Police cantonale. Certaines de ses déclarations sont en effet incompatibles avec ses missions et porteraient un préjudice incontestable à l’exercice de sa charge. Pour le Gouvernement, les rapports de confiance s’en trouvent rompus.»
Le Gouvernement met en avant deux épisodes:
- les critiques émises contre la réforme de la loi fédérale sur la circulation routière, Via Sicura.
- des attaques contre la justice valaisanne, dans le cadre d’une procédure dont Jean-Marie Bornet fait l’objet.
Et d’ajouter: «Selon le Tribunal fédéral, l’activité politique hors service d’un fonctionnaire trouve sa limite là où le comportement de ce dernier est préjudiciable à l’exercice de sa charge.»
Le policier sera formellement licencié au 31 juillet 2017. Il se dit choqué. Choqué de constater qu’un citoyen puisse être sanctionné pour s’être mis à disposition de la société lors d’une élection:
«Jean-Marie Bornet est choqué de constater qu’un citoyen puisse être sanctionné pour s’être mis à disposition de la société en tant que candidat à une élection. Cet état de fait est grave sur le plan démocratique. Il est à mentionner que Jean-Marie Bornet était au bénéfice d’un congé accordé par le Conseil d’Etat « afin qu’il puisse exercer son droit à participer à cette campagne électorale »».








