L’égalité est au cœur de cette journée des droits de la femme. Si elle est inscrite dans la Constitution, des inégalités subsistent, notamment sur les salaires. Les mentalités doivent encore évoluer. Témoignages sur le militantisme entre hier et aujourd’hui avec deux Valaisannes: Clothilde Palazzo, enseignante à la HES-SO Valais/Wallis et Christelle Martin, étudiante.
Militante depuis toujours, cette enseignante à l’Ecole sociale se rappelle ce jour de février 1971. « Mon père était député socialiste, donc la militance c’était une histoire de famille. On venait d’accepter le droit de vote des femmes. Il est rentré à la maison et on a fait la fête pendant trois jours. »
Elle s’engage pour redonner de la visibilité aux femmes. Son prochain colloque porte sur l’histoire des femmes en Valais: ces oubliées de l’histoire.
Enseignante en Etudes genre, son combat continue à la HES-SO. Elle sensibilise ses élèves et promeut les événements pour les droits de la femme.
« Ce qu’on voit dans les études, c’est que les jeunes femmes se remobilisent quand elles ont des enfants et qu’elles se rendent compte qu’elles n’ont pas les mêmes chances au travail notamment. »
Son message vise les jeunes générations. Son élève, Christelle Martin: « Cela se manifeste par des discussions quand le sujet est abordé. Un gag peut ouvrir le débat. Je pense que c’est un travail à faire dans l’entourage. Si on a pu ouvrir une porte pour permettre d’éduquer quelqu’un différemment, que ce soit un garçon ou une fille, c’est des petites victoires. »
Sensibilisée depuis toujours, ses études d’assistante sociale ont achevé son éducation féministe. « A l’école, on a des cours sur le genre. Quand on observe la vie, on a ces lunettes genre en permanence et c’est dur de les retirer et de voir autrement. »
Il y a 41 ans, des Genevoises protestaient contre la fermeture d’un centre réservé aux femmes. Des images difficilement pensables aujourd’hui. Une chose est sûre, l’égalité n’est toujours pas acquise.








