Les juges du Tribunal des districts d’Hérens-Conthey ont vendu leur verdict ce jeudi: reconnu coupable de la tuerie qui a fait trois morts et deux blessés graves en janvier 2013 dans le village valaisan de Daillon, Florian B. devra se soumettre à un traitement thérapeutique en institution. Le Tribunal a donc suivi le Ministère public. Selon les expertises psychiatriques, Florian B. souffre de schizophrénie paranoïde et qu’il est pénalement irresponsable.
La mesure thérapeutique, recommandée en milieu fermé, dure en principe cinq ans, mais le juge peut ordonner sa prolongation de cinq ans au plus à chaque fois aussi souvent qu’il l’estime nécessaire. Si le traitement institutionnel est un échec, la mesure peut se transformer en internement ordinaire.
Catherine Seppey, procureure:
«Dans la mesure où la loi prévoit que lorsque l’auteur commet une infraction en état d’irresponsabilité, on ne peut pas le condamner à une peine de prison, mais uniquement à une mesure. Effectivement, ça peut choquer les gens, mais c’est le système légal qui le veut et qui l’impose.»
Jeans-Luc Addor, avocat de deux des victimes:
«C’est un verdict qui est vraiment injuste et je pense que la justice n’a pas donné une bonne image d’elle-même et de ce qu’elle peut et de ce qu’elle doit faire pour protéger encore une fois les victimes et la société contre un type que tout le monde a reconnu dangereux et qui a tué. Et qui a tué d’une manière épouvantable.»
Audrey Wilson-Moret, avocate de la défense:
«Le prévenu est en détention, dans une partie psychiatrique d’un établissement de détention. Le traitement sera effectué en milieu fermé pour garantir la sécurité. Donc au niveau sécuritaire, c’est vraiment une détention. Il ne pourra pas avoir des congés, il ne pourra pas sortir. Et on va le prendre en charge.»
Réactions au sortir du tribunal de la procureure Catherine Seppey, de l’avocat de deux des victimes Me Jean-Luc Addor et de l’avocate de la défense Me Audrey Wilson-Moret.








