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LE JOURNAL du 16.08.2018

Le Valais n’est pas (encore) une destination vélo. Que faire pour y parvenir? Réponse de Steve Morabito

«On a un beau calendrier de manifestations sportives, on a plus de 40 jours de manifestations de vélo durant l’été, mais cela n’est pas suffisant. Il faut avoir un réseau d’itinéraires prêts, de qualité, balisé, avoir plus de bike-hôtel… Pour le coureur cycliste professionnel Steve Morabito, il y a encore beaucoup à faire pour que le Valais soit connu comme destination vélo. La base a été apportée par le Canton qui a défini la stratégie. Steve Morabito apporte son aide aux destinations, comme Crans-Montana, pour les accompagner sur ce qu’elles doivent mettre en place. Et le VTT n’est pas le seul qui peut se développer: «Je suis convaincu qu’il y a un gros potentiel vélo de route et électrique pour profiter de joli réseau que l’on a en Valais.»
 

Swiss Bike Hotels: des établissements qui ciblent la clientèle cycliste, à l’instar de La Vallée à Lourtier, dans le val de Bagnes

Les Swiss Bike Hotels, à l’instar de La Vallé dans le val de Bagnes, proposent des formules sur mesure pour les bikers, avec propositions d’itinéraires, des guides spécialisés, la préparation de pique-nique, ou encore un transport avec remorque, un garage sécurisé, atelier de réparation et local de nettoyage à disposition des cyclistes. La Vallée a pris le pari du vélo il y a dix ans. Depuis, l’hôtel compte plus de 50% de biker parmi ses clients. Des Suisses, des Allemands, des Italiens et même des Canadiens.
 

«Pour devenir une destination vélo sur la scène mondiale, le Valais doit maintenant créer des offres cohérentes», estime Alain Rumpf

La Suisse – et le Valais en particulier – a beaucoup de choses à offrir aux cyclistes qui veulent tester leur capacité sur les grands cols. D’une manière générale, la demande augmente. On constate qu’il y a de plus en plus de cyclistes du monde entier qui viennent d’Australie, des Etats-Unis, Grande-Bretagne, etc. C’est le bon moment pour le Valais de se positionner», estime Alain Rumpf, spécialiste du vélo, qui a terminé l’Ultrafondo au départ de Martigny samedi dernier. L’ancien coureur cycliste a travaillé plus de 20 ans à ‘UCI. Aujourd’hui il accompagne de tours au travers de grands cols, notamment en France. Selon lui, il vaut la peine d’investir dans les infrastructures pour les cyclistes, car il ne s’agit pas d’un phénomène de mode. «Les bases sont là, par contre ce qu’on peut faire maintenant pour être présent sur la scène mondiale, c’est de créer des offres cohérentes et faire la promotion nécessaire afin d’atteindre les futurs clients.»
 

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Joël Antonin

Joël Antonin

Contributeur
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