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LE JOURNAL du 19.10.2018

On y vient pour cueillir quelques châtaignes ou juste se balader. La châtaigneraie de Fully est prisée des gens de la région
Les premiers châtaigniers de Fully auraient été plantés vers l’an 1200. Les arbres auraient occupé une surface de 50 hectares à une certaine époque, aujourd’hui on compte 17 hectares. L’arbre nourricier était essentiel pour remplir le garde-manger des populations des lieux. Aujourd’hui, c’est un lieu de villégiature prisé des gens de la région qui continuent de venir récolter des châtaignes pour une brisolée: la Bourgeoisie de Fully a ouvert la châtaigneraie au public, chacun peut venir se servir. Attention: la châtaigne se cueille lorsqu’elle est tombée sur le sol, pas question de secouer les arbres.
La brisolée est liée à la période des vendanges. Elle se marie bien au vin nouveau
«La brisolée est liée à la période des vendanges. La tradition est récente, elle est née dans les années 1960 à Fully avant de s’étendre au Valais, explique Anne-Dominique Zufferey, directrice du Musée valaisan de la Vigne et du Vin. C’était un repas particulier qui fait la transition entre la belle saison et l’hiver.» Un repas costaud qui se marie bien avec un vin nouveau.
 
Vin et brisolée, un duo qui fonctionne à merveille: exemple avec Stéphane Carron
Vin et brisolée, un duo qui fonctionne à merveille. Certains propriétaires-encaveurs l’ont bien compris à l’image de Stéphane Carron. Deux mois par an, il se transforme en restaurateur: «L’idée première de la construction du Forum des Vignes, au pied du vignoble de Mazembroz, était de faire venir des clients (ou clients potentiels) afin qu’ils découvrent nos vins dans ce lieu privilégié plutôt que lors de foires. Il y aujourd’hui, une clientèle extérieure au canton; nous travaillons régulièrement avec des entreprises d’excursion qui organisent des brisolées, ici. Nous avons aussi des familles qui viennent chaque année manger la brisolée à Fully.»
 
Cave suisse de l’année: «C’est génial pour le Valais et Salquenen, pour moi, mon équipe et ma famille!», se réjouit  Diego Mathier
«C’est du jamais vu dans le palmarès du Grand Prix du vin suisse d’avoir autant de vins nominés, autant de vins qui remportent des catégories ou qui se trouvent sur le podium», constate David Genolet, président de l’association Vinea. Le concours a vu se présenter 2587 vins. Diego Mathier a raflé sept prix, dont celui de Cave Suisse de l’année. Un titre prestigieux qu’il avait déjà obtenu en 2007 et 2011. Le vigneron-encaveur de Salquenen vinifie aujourd’hui 120 hectares de vignes. Le succès de la cave Adrian et Diego Mathier est le fruit d’un travail d’équipe. Diego œuvre avec son œnologue Cédric Leyat et sa femme Nadia depuis de nombreuses années.

 

Joël Antonin

Joël Antonin

Contributeur
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