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LE JOURNAL du 20.09.2018

20 millions de bouteilles en moins pour 2017: le gel de la vigne a provoqué une onde de choc jusque dans les grands magasins

Avril 2017, le gel détruit 20 millions de bouteilles, 40% de la production des vins valaisans. Une onde de choc ressentie jusque dans les étals des grands magasins. Pour limiter les dégâts, une mesure exceptionnelle a été prise. Le coupage de vin à hauteur de 10% a été autorisé. Mais la mesure ne suffit pas. Les stocks étant trop faibles pour répondre à la demande. Pour rappel plus de 60% de la production est vendue en grande surface, 20% vont à la restauration, 10% aux revendeurs et, enfin, 10% pour la vente directe aux particuliers.
 

Pour plus de 80% des vins valaisans élevés en barrique, le procédé dégrade la qualité du produit de base, estime Dominique Fornage

Rencontre avec Dominique Fornage dans les murs de l’école Nobilis dont il est le fondateur et où il initie tant les amateurs ainsi que des professionnels à la qualité du vin. L’expert en vin s’exprime sur le gel qui a plombé la production en 2017, sur l’AOC, sur l’image que génère dans l’esprit du consommateur le fait d’ajouter du vin provenant d’ailleurs que le Valais. Dominique Fornage dit ce qu’il pense des vins qui sont, en Valais, élevés en barrique: «C’est un problème qui m’est cher. L’élevage en barrique, plus de 80% d’entre eux en Valais sont plutôt négatifs puisque l’on dégrade la qualité de base du produit. Il y a donc un travail à faire là-dessus. Tous les producteurs qui souhaitent utiliser ce procédé doivent travailler à la vigne, être au clair avec leur idée, et mettre leur vin en bouteille lorsqu’il est prêt, et non par pression bancaire ou soucis logistiques.»
 

Fabio Negri vit sa 5e vendange à la cave Hubert Germanier à Vétroz. Regard de l’œnologue piémontais sur le terroir valaisan

Fabio Negri a repris la gestion du vignoble de la cave Hubert Germanier à Vétroz. Le Piémontais y travaille depuis 2012. Il s’est formé en Italie, puis en France, à Bordeaux. Il a aussi travaillé aux domaines de Rothschild et au Château Pape Clément. Venu en Valais par amour, il est séduit aujourd’hui par le climat et le terroir de la région.
«On a un potentiel énorme au niveau de l’encépagement et du terroir. On peut vraiment faire de très belles choses. Il y a un énorme défi, c’est de trouver la bonne façon de vinifier chaque cépage et chaque parcelle. J’en suis qu’au début, c’est la 5e vendange que je fais ici.»
 

«On n’a jamais été aussi bon», se réjouit l’œnologue cantonale Corinne Clavien, à propos de la qualité des vins valaisans

«Je pense que l’on n’a jamais été aussi bon. Ce qui a contribué à cette qualité exceptionnelle, c’est d’abord l’introduction des AOC en 1991, qui a fixé des limites de rendement, d’avoir la vigne au bon endroit, d’avoir un raisin de qualité.» Corinne Clavien, œnologue cantonale depuis 10 ans mais avec un regard sur le monde du vin depuis 40 ans, ne cache pas son plaisir face à la qualité de la production valaisanne. Elle évoque le travail des hommes et des femmes dans les vignes, elle parle de la formation des jeunes qui vont souvent à l’étranger chercher à compléter leurs connaissances.

Les temps forts du jour en bref et en images
  • Le Conseil d’Etat ouvre une enquête administrative dans l’affaire des fraudes électorales dans le Haut-Valais
  • Bio-parc Ibex à Viège: Lonza investit 400 millions de francs
  • A Sion ce matin, suite à une légère altercation avec une voiture, la navette autonome est mise à l’arrêt
  • Remontées mécaniques tirent un bilan globalement positif de l’hiver passé
  • Disparue depuis plus d’un siècle, la diolle a été vendangée à Chamoson
  • HC Sierre: les Rouge et Jaune ont réveillé le Dragon de Gottéron, défaite 7 à 2
Joël Antonin

Joël Antonin

Contributeur
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