La première négociation salariale sous le giron de ChemChina (qui a racheté l’agrochimiste bâlois en avril 2017) avait un aspect symbolique important pour le personnel de Syngenta, note le syndicat Unia Valais. Cette négociation devait permettre au personnel de vérifier si le rachat par le géant chinois n’aurait pas d’impact sur les conditions de travail. Selon Blaise Carron, Syngenta n’a pas tenu ses engagements. Le personnel ne touchera pas la totalité du renchérissement ces douze prochains mois.
Unia songe à saisir l’Office cantonal de conciliation
«Avec un chiffre d’affaires de 12,6 milliards de dollars en 2017, certes en recul de 1%, mais avec le maintien de la marge bénéficiaire à 21%, Syngenta aurait effectivement largement eu les moyens d’octroyer des augmentations correctes à ses salariés. Le signal donné au personnel n’est donc pas de nature à le motiver ni à le rassurer. Unia songe à saisir l’office cantonal de conciliation en matière de conflits collectifs de travail pour finaliser une négociation qui permettrait aux salariés de Syngenta de percevoir leur dû, c’est-à-dire au minimum le renchérissement si ce n’est une augmentation réelle de salaire.
Dans ce contexte, Unia nourrit de vives inquiétudes sur la solidité de Syngenta sur le long terme et se demande si Chemchina possède les réelles capacités pour absorber la multinationale suisse tout en la maintenant à flot.»








