L’un est vigneron-encaveur, l’autre concepteur de machines high-tech. Christophe Jacquod et Samuel Vuadens sont deux entrepreneurs valaisans, mais portent un regard diamétralement opposé sur l’initiative dite «pour l’autodétermination».
Christophe Jacquod défend le texte UDC pour garder la main sur la réglementation dans sa profession: «Qu’ils soient Conseillers d’Etat ou Conseillers nationaux, on peut discuter avec eux. Dès que c’est l’Union Européenne ce n’est plus possible. Là, on nous dit: c’est l’Union Européenne, on ne peut rien faire».
Pour Samuel Vuadens, directeur de Mecatis, l’initiative UDC s’attaque à un faux problème:
«Je ne comprends pas comment on peut remettre en cause les traités internationaux quand, actuellement, 1,5% des décisions des juges suisses ont été contestées. Dans les faits, on crée une usine à gaz pour quelque chose que je n’arrive pas à comprendre».
Dans sa grande majorité, le Valais de l’économie combat l’initiative UDC, sans toutefois faire l’unanimité en son sein.








