Le 25 septembre 2016, le peuple suisse se prononcera sur trois objets. Deux d’entre eux sont abordés avec fois deux invités: la Loi sur le renseignement et l’initiative AVSPlus.
Loi fédérale sur le renseignement
Invités pour débattre:
- Cédric Bodoira, jeune Vert valaisan, membre du bureau des jeunes Verts suisses. Ce parti mène campagne contre la nouvelle loi.
- Damien Raboud, membre du comité des jeunes UDC du Valais romand; il défend le texte soumis en votation le 25 septembre prochain.
Au cœur du débat une question: « Comment faire cohabiter libertés individuelles et sécurité du citoyen? » La nouvelle loi donnerait des compétences élargies aux services de renseignement de la Confédération (mise sous écoute téléphonique, surveillance préventive de lieux privés, introduction dans des ordinateurs situés à l’étranger), compétences actuellement interdites en Suisse. La Confédération indique que cette surveillance concernera une dizaine de cas par an et une autorité indépendante surveillera les activités des services de renseignement. Pas suffisant, rétorquent les opposants qui estiment que la liberté individuelle est menacée: la loi créerait selon eux un Etat fouineur.
Initiative populaire «AVSplus: pour une AVS forte»
L’initiative demande que toutes les rentes de vieillesse AVS, actuelles et futures, soient relevées de 10%. Dans le camp du « oui », on estime qu’en Suisse chacun devrait pouvoir vivre dignement une fois à la retraite et que ce n’est pas le cas actuellement. Autre argument: à l’avenir, on ne pourra plus compter sur des rentes des caisses de pension dignes de ce nom, il faut donc miser sur l’AVS. À droite, on argue que le fonds AVS n’est pas inépuisable, surtout avec l’arrivée à la retraite de la génération du baby-boum. Qu’il faudra trouver 4 milliards de francs supplémentaires et que ce seront les plus pauvres des rentiers qui seront frappés, ceux qui touchent des prestations complémentaires se verraient d’autre part amputé de ces montagnes.
Invités pour débattre:
- Blaise Carron, secrétaire syndicale UNIA
- Vincent Riesen, directeur de la Chambre valaisanne de commerce et d’industrie








