- Votre conduite est qualifiée de « trop consensuelle » dans ce rapport, votre réaction?
Le système actuel veut que la direction du Ministère public fonctionne de manière collégiale. En effet, c’est un Bureau, composé de cinq membres (procureur général, procureur général adjoint et trois premiers procureurs), qui décide de la gestion de l’institution. Le management consensuel est donc un choix voulu pour que ce collège fonctionne au mieux.
- Il vous est reproché de ne pas vous mettre assez en avant pour des dossiers médiatiques ou sensibles, que répondez-vous?
Je remercie la COJU pour le professionnalisme de son rapport dont les conclusions vont permettre d’améliorer encore notre structure. L’instruction pénale de ce type d’affaires occupe la plus grande partie de mes journées. Mes homologues d’autres cantons disposent souvent d’un « staff rapproché » sans commune mesure avec le mien, ce qui leur permet davantage de latitude dans leur emploi du temps. Tout est question de ressources attribuées directement au procureur général.
- Qu’en est-il des luttes de pouvoir?
Il n’existe aucune tension qui empêche le Ministère public et son Bureau de fonctionner. Les divergences d’opinion qui peuvent parfois survenir au sein du Bureau, comme dans tout collège, sont à mon avis fécondes. C’est précisément par une direction consensuelle que j’essaye d’apaiser les éventuelles tensions.
- Et sur le problème de gestion de l’office central?
L’office central est perfectible comme toute organisation. Nous avons déjà beaucoup fait pour améliorer la situation et continuons de le faire. Je me réjouis également de la réponse de l’audit en cours sur l’organisation de l’ensemble de la Justice valaisanne à ce sujet.
Nicolas Dubuis, Procureur général








