Elu-e-s, personnalités issues de la culture, du sport, des médias, organisations de personnes en situation de handicap, entrepreneurs… Déjà plus de 200 Valaisans et Valaisannes se mobilisent pour dire NON à No Billag. Le comité s’est présenté ce mercredi matin à la presse. «L’initiative attaque sournoisement l’exercice de la démocratie et met en péril notre cohésion nationale et une clé de répartition solidaire unique au monde. Pour le seul canton du Valais, il faut en outre s’attendre à 200 emplois directement menacés et 10 millions de francs de pertes économiques.»
Voici le communiqué:
L’initiative vise à interdire à la Confédération tout financement public des radios et télévisions, que ce soit par l’impôt, la redevance ou la subvention et souhaite rayer de la Constitution le droit à une information reflétant équitablement la diversité des opinions.
Sans redevance, il n’y aura plus de contenus valaisans produits par des Valaisans-nes pour les Valaisans-nes. Le bassin de population cantonale et le potentiel économique sont trop petits pour maintenir l’offre actuelle selon des principes de rentabilité pure; sans parler de la partie alémanique du canton qui risque de perdre toute couverture médiatique radio-TV.
Le Valais a tout à perdre puisqu’il touche aujourd’hui environ 3 x plus de redevance qu’il n’en paie grâce à la clé de répartition solidaire entre les régions linguistiques. Si les médias radios-TV devaient être soutenus au niveau cantonal, l’offre audiovisuelle valaisanne bilingue coûterait bien plus cher qu’à l’heure actuelle.
La redevance audiovisuelle représente entre entre 30% et 55% du budget des radios et TV du canton. Sans elle, Radio Chablais, Rhône FM, Radio Rottu et Canal9 / Kanal9 sont menacées de disparition. Les bureaux de la RTS (radio et TV) seraient également supprimés. Des plans sociaux et des licenciements massifs seront donc inévitables en cas de oui à l’initiative le 4 mars. Outre une information régionale de qualité, c’est une visibilité qui disparaîtrait pour le canton en dehors de ses frontières : les Valaisan-ne-s de talent ne pourraient plus non plus porter les couleurs du Valais sur une chaîne nationale!
Le comité valaisan conteste les tentatives douteuses présentées sous forme de “plans B” peu crédibles et bâclés en guise d’arguments de campagne. Le modèle de l’USAM et celui formulé la semaine dernière par le trio de députés valaisans Desmeules / Gaspoz / Mottet sont aussi invraisemblables l’un que l’autre et ont très vite été contestés par les responsables politiques du canton.
Les clubs sportifs, la culture sous toutes ses formes et notamment les sociétés de musique et de chant font la richesse de notre canton: ce sont autant de domaines qui sont actuellement soutenus par les médias radios et TV de service public. En perdant cette couverture médiatique, c’est une visibilité importante et donc des prestations de sponsoring qui seront perdues. À très court terme, nombre de productions et d’événements régionaux sont également menacés.
Sans financement par la redevance, le sous-titrage d’émissions, l’audiodescription et le doublage en langue des signes sont amenés à disparaître puisqu’il est peu probable que des chaînes de TV privées offrent ces services non rentables. Ces facteurs d’inclusion essentiels pour les personnes vivant avec un handicap sensoriel sont mis en danger, ce qu’il faut absolument éviter.
Simultanément à cette rencontre, une conférence de presse s’est tenue dans le Haut-Valais. Les personnalités suivantes montent aux barricades pour la défense du service public radio-TV
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