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« Pour le moment, en Valais, il n’y a pas de gens prêts à passer à l’acte »

« Les services français savaient qu’ils étaient au cœur de la cible », dit le Chablaisien Jean-Paul Rouiller. « La leçon de ce qui s’est passé à Paris, c’est que l’on ne peut pas tout prévenir. » Seul spécialiste indépendant du terrorisme en Suisse, cet ancien des services de renseignement a monté sa propre société. Parmi ses mandataires: des entreprises désireuses de se développer à l’étranger, dans des pays à risque. Il analyse – de façon plus générale – les risques liés aux mouvements terroristes. « Notre rôle est d’essayer d’éclairer le grand public, des structures privées ou même des collectivités. »
Doit-on craindre un risque d’événements similaires en Suisse, en Valais?

« Je parlais l’été dernier avec un collègue de la brigade anti-terroriste française et il me disait que nous sommes en Suisse au stade où se trouvait la France il y a deux ou trois ans. » « Des actes de terrorisme sont aujourd’hui envisageables en Suisse, mais pas avec l’ampleur de ceux survenus vendredi à de Paris. »

Selon le spécialiste, il faut aujourd’hui essayer surtout de comprendre. « La peur vient d’abord de ce que l’on ne connait pas, il faut essayer de comprendre pourquoi des gens quittent la Suisse pour aller en Syrie. » Une fois cerné la problématique, dit Jean-Paul Rouiller, on peut, alors, essayer de diminuer le phénomène. « Mais enrayer tout risque est impossible », reconnaît-il.
Interview réalisée par Goretty Albasini et Frédéric Filippin.

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Joël Antonin

Joël Antonin

Contributeur
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