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Surchauffe dans l’immobilier: des propriétaires prêts à tout pour trouver des locataires

Un mois de loyer offert, des bons cadeaux, la prise en charge des frais de déménagements ou même le droit pour le client de décider du montant du loyer les six premiers mois: les agences immobilières sont prêtes à tout pour attirer les locataires! Car qui dit appartements vides dit pertes financières pour les propriétaires. Et des appartements vides, il y en a beaucoup en ce moment sur le marché valaisan.

Le parc immobilier locatif est en surchauffe. Il y a trop d’appartements vacants et les prix sont à la baisse. Plusieurs facteurs expliquent le phénomène. Fabrice Theytaz, vice-président de la section Valais de l’Union suisse des professionnels de l’immobilier:
«On n’est jamais devin. Quand on fait une analyse de marché, on se base sur des statistiques qui sont le reflet du passé et on doit définir quels seraient les besoins à court, moyens terme. Peut-être que là, on a été un peu trop vite.»

Pour les propriétaires, les appartements vides entraînent des pertes financières à long terme. Sabrina Verdegaal, responsable de la succursale de Sion de l’Agence Privera: «Quand un bien est inoccupé sur une certaine période, on a une perte sur l’état locatif du bâtiment. Mais si cela s’inscrit sur la durée, ça peut toucher la valeur du bien immobilier.»

Les propriétaires réagissent: un mois de loyer offert, plus un bon cadeau de 1500 francs ou encore, la prise en charge des frais de déménagement. Des offres qui deviennent courantes. Certains proposent même au locataire de choisir son loyer pour les six premiers mois à condition qu’il demeure 18 mois au minimum. Un véritable changement de mentalité dans l’immobilier.

Ces offres, seuls les acteurs disposant d’un parc immobilier conséquent peuvent se le permettre. Pour les particuliers, la situation est plus compliquée.

Sabrina Verdegaal: «On peut imaginer le cas d’une personne qui a hérité d’un logement dans une ville valaisanne et qui ne trouve pas de locataire. Cette personne doit continuer à régler ses charges, à régler son crédit hypothécaire. Il pourrait en découler la vente du bien.»

La situation, malheureusement, ne va pas s’améliorer tout de suite. Beaucoup d’immeubles se construisent encore aujourd’hui parce que le marché est lent à réagir. En comptant l’étude, les autorisations et la construction, il faut compter deux à trois années pour voir un projet immobilier d’envergure voir le jour.

Joël Antonin

Joël Antonin

Contributeur
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