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Tourisme, forces hydrauliques, LAT: les combats de Jean-Michel Cina en douze ans au gouvernement valaisan

Jean-Michel Cina devient président de Salquenen en 1993. C’est alors le début d’une longue carrière politique qui culmine avec son élection au Conseil d’État en 2005, un poste qu’il quittera dans une semaine. Il a fait son bilan devant la presse ce matin.

«C’est un sentiment de satisfaction, car j’ai eu le privilège de pouvoir m’engager pendant 24 ans pour la cause publique. C’est fascinant pour moi, de pouvoir concrétiser des projets dans une commune valaisanne.»

En 2009, à la tête du département de l’énergie et du territoire, il voit la loi tourisme rejetée par 76% des Valaisans:

«C’était peut-être trop révolutionnaire, trop vite. Le terrain n’était pas encore prêt. J’ai appris à plus investir sur le terrain pour créer une adhésion à ce changement.»

Il a su fédérer autour de lui, lors de la mise en place de la stratégie valaisanne sur les forces hydrauliques. Stratégie délicate, car les intérêts sur ce sujet sont nombreux et divergents.

«Il y a beaucoup d’investissement en amont d’un texte de loi. On doit d’abord créer une adhésion sur le terrain et on arrive ensuite avec la loi, qui met en place ce qui a déjà été négocié.»

La conception du projet se fait entre 2011 et 2016. Le Grand Conseil l’accepte en 2016. Le ministre affronte son dernier combat: la loi cantonale d’application de la LAT.

«C’est un combat difficile. Cela ne doit pas être le combat d’un seul homme. Il faut que le peuple comprenne les enjeux de cette réforme.»

En Valais, le risque de division est grand. À Jean-Michel Cina de prouver une dernière fois qu’il est capable de rassembler.

Joël Antonin

Joël Antonin

Contributeur
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