“C’est pour nous une grosse source d’inquiétude, dit Carole Morisod, secrétaire de CHABLAIR. Certains experts nous ont dit que ce que l’on voyait et ressentait n’était que la pointe de l’iceberg.” Si la question du maintien de l’emploi, de l’obtention d’un plan social sont une priorité, la question de la pollution du site de la raffinerie de Collombey est également essentielle. Que contient le sous-sol? C’est la question posée par le conseil d’Etat à Tamoil à qui le Gouvernement vient de demander une étude détaillée du sous-sol.
Autre inquiétude: l’avenir des installations
Pour la commune, vivre avec une jachère industrielle, une verrue dans le paysage, serait le pire des scénarios. Aucune base légale ne permet de contraindre Tamoil à démonter ces installations. Un démantèlement des installations coûterait plusieurs dizaine de millions, si ce n’est passé 100 millions. Collombey-Muraz exige donc de Tamoil la création d’un fonds de garantie en vue du démontage de la raffinerie.
“J’attends du Canton qu’il fasse pression sur Tamoil pour que l’entreprise mette en garantie suffisamment d’argent pour permettre un démontage des installations, dit le président Yannick Buttet. Cela prouverait la bonne fois de l’entreprise qui nous répète vouloir rouvrir les installations et si on veut rouvrir des installations on pas peur de mettre de l’argent pour un éventuel démontage.”
Personne ne veut que cela se passe comme à la Raffinerie de Crémone en Italie, fermée par Tamoil il y a bientôt quatre ans. Le conseil d’Etat valaisan entend justement s’y rendre pour, dit-il, “réunir toutes les informations utiles au site de Collombey”.








